Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo appelle à une vigilance renforcée après l’apparition de cas importés dans la ville.
À Kinshasa, ce mardi 14 juillet 2026, sur le plateau de Télé 50, le Dr Mateus Kanga Londimo n’a pas cherché à minimiser la nouvelle. Pour le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, l’annonce de cas importés d’Ebola à Kisangani constitue une « nouvelle bouleversante » et, surtout, une alerte qui aurait pu, selon lui, être anticipée.
« Nous avions eu le temps d’alerter les autorités afin que les mesures de prévention puissent être prises. Malheureusement, il y a eu un déficit de coordination », a-t-il déclaré, sans détour.
Aucun cas autochtone, mais une vigilance de tous les instants
L’élu de Kisangani a néanmoins tenu à apporter une précision essentielle : à ce stade, aucun cas autochtone n’a été enregistré dans la capitale de la Tshopo. Les cas recensés proviennent tous de la province voisine de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie. Les personnes identifiées comme cas contacts font, quant à elles, l’objet d’un suivi sanitaire.
« Nous espérons que ces personnes ne développeront pas la maladie », a-t-il ajouté.
Kisangani, carrefour stratégique sous surveillance
Pour Mateus Kanga Londimo, la situation appelle à une vigilance accrue en raison de la position géographique stratégique de Kisangani. Grâce à l’aéroport international de Bangoka et au fleuve Congo, la ville constitue un important carrefour d’échanges avec le reste du pays.
« Aujourd’hui, avec l’occupation de Goma et de Bukavu, Kisangani est pratiquement devenue la plaque tournante de toute la partie orientale du pays […]. Toutes les mesures de prévention doivent donc être prises avec le plus grand sérieux », a-t-il souligné.
Un enjeu national rappelé au niveau ministériel
Le président de l’Assemblée provinciale est également revenu sur les échanges tenus lors de la Conférence des présidents des Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo, au cours de laquelle le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation nationale face à Ebola.
Selon Mateus Kanga Londimo, cette situation rappelle une réalité simple : toute menace sanitaire touchant une partie du pays constitue une préoccupation pour l’ensemble de la République démocratique du Congo.
Source : Cellule de communication de l’Assemblée provinciale de la Tshopo.

