Dans ce nouvel épisode de notre série de vulgarisation, la proposition de loi portée par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi s’attaque à une étape décisive : la réalisation concrète des infrastructures publiques. Avant d’engager un projet, le texte impose des études préalables, introduit un référentiel national des coûts et place la qualité, la sécurité, la transparence et la maîtrise des dépenses parmi les principes à respecter.




Le problème en clair
Construire une infrastructure publique ne consiste pas seulement à lancer des travaux. Il faut aussi savoir si le projet est viable, combien il coûtera sur toute sa durée de vie, comment garantir sa qualité et comment contrôler les dépenses.
C’est précisément ce que cherche à encadrer le Titre VII, chapitre I, consacré aux principes de réalisation. Les articles 62 à 68 établissent une série de règles qui devraient guider la préparation et l’exécution des infrastructures publiques.
Ce que le chapitre propose
Premier principe : l’intérêt général doit guider la réalisation d’une infrastructure publique. Le texte y associe l’efficacité économique, la qualité technique, la sécurité, la transparence, la durabilité, la protection de l’environnement et la maîtrise des coûts.
Surtout, la dépense ne serait plus appréciée uniquement au moment de construire. La proposition demande de considérer le coût global de l’ouvrage pendant tout son cycle de vie. Autrement dit, le choix d’un projet doit également intégrer ses performances et les dépenses qu’il entraînera dans la durée.
Le texte impose ensuite une précaution importante : lorsqu’une modification substantielle risque d’affecter le coût, la qualité, les performances ou les délais, elle doit être précédée d’une évaluation technique, économique et financière.
Autre disposition centrale : la création d’un référentiel national des coûts unitaires. Celui-ci servirait à évaluer les coûts, contrôler les prix et vérifier les décomptes des travaux publics. La proposition précise également que les surfacturations, décomptes fictifs ou autres irrégularités constatées peuvent engager les responsabilités prévues par les textes en vigueur.
Avant de construire, démontrer que le projet tient
C’est l’une des dispositions les plus concrètes du chapitre. Avant la réalisation d’une infrastructure, le texte prévoit notamment une étude d’opportunité, une étude de faisabilité, une évaluation financière, ainsi qu’une programmation des coûts d’exploitation et d’entretien. Une étude d’impact environnemental et social est également exigée lorsque la législation l’impose.
Le principe posé est net : aucun projet ne peut être engagé si ces études ne démontrent pas sa viabilité technique, économique, financière et environnementale.
Concrètement, qu’est-ce qui change ?
AVANT : le chapitre ne décrit pas le régime actuel ; il serait donc incorrect d’affirmer que ces exigences n’existent pas aujourd’hui.
APRÈS, si la proposition est adoptée : ces principes seraient inscrits dans cette loi-cadre : études préalables, contrôle des coûts, prise en compte du cycle de vie, évaluation des modifications importantes et référentiel national des coûts unitaires.
POUR LE CITOYEN : le texte vise des infrastructures décidées et réalisées sur la base de critères de qualité, de sécurité, de durabilité, de transparence et de maîtrise des coûts.
Qui est concerné ?
Le chapitre vise directement les maîtres d’ouvrage, chargés notamment de maîtriser les coûts sans sacrifier la qualité, la sécurité, la durabilité, la résilience ou les performances attendues.
Il concerne aussi les personnes publiques ou privées impliquées dans les travaux publics, puisque des irrégularités peuvent, selon les cas, engager leur responsabilité.
Enfin, les infrastructures peuvent être réalisées selon les régimes prévus pour les marchés publics, partenariats public-privé, concessions ou autres modes contractuels autorisés par la loi.
Ce que cette réforme pourrait apporter
Si elle est adoptée et appliquée, cette partie du texte pourrait permettre de mieux préparer les projets avant leur lancement, de renforcer la maîtrise des coûts, de disposer d’une référence nationale pour contrôler les prix et de mieux intégrer la qualité, la sécurité et la durabilité dans les décisions d’infrastructure.
Le point à retenir
Avec ce septième volet, premier chapitre, la proposition de Jean Bamanisa Saïdi pose une idée simple : avant de construire, il faut démontrer la viabilité du projet ; pendant sa réalisation, il faut maîtriser les coûts sans sacrifier la qualité.
Il ne s’agit toutefois pas d’une loi déjà en vigueur, mais d’une proposition de loi soumise au processus législatif. C’est cette distinction qui permet de comprendre la portée exacte du texte : il propose un cadre, dont l’entrée en vigueur dépend encore de son adoption.
Dans ce nouvel épisode de notre série de vulgarisation, la proposition de loi portée par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi s’attaque à une étape décisive : la réalisation concrète des infrastructures publiques. Avant d’engager un projet, le texte impose des études préalables, introduit un référentiel national des coûts et place la qualité, la sécurité, la transparence et la maîtrise des dépenses parmi les principes à respecter.
Le problème en clair
Construire une infrastructure publique ne consiste pas seulement à lancer des travaux. Il faut aussi savoir si le projet est viable, combien il coûtera sur toute sa durée de vie, comment garantir sa qualité et comment contrôler les dépenses.
C’est précisément ce que cherche à encadrer le Titre VII, chapitre I, consacré aux principes de réalisation. Les articles 62 à 68 établissent une série de règles qui devraient guider la préparation et l’exécution des infrastructures publiques.
Ce que le chapitre propose
Premier principe : l’intérêt général doit guider la réalisation d’une infrastructure publique. Le texte y associe l’efficacité économique, la qualité technique, la sécurité, la transparence, la durabilité, la protection de l’environnement et la maîtrise des coûts.
Surtout, la dépense ne serait plus appréciée uniquement au moment de construire. La proposition demande de considérer le coût global de l’ouvrage pendant tout son cycle de vie. Autrement dit, le choix d’un projet doit également intégrer ses performances et les dépenses qu’il entraînera dans la durée.
Le texte impose ensuite une précaution importante : lorsqu’une modification substantielle risque d’affecter le coût, la qualité, les performances ou les délais, elle doit être précédée d’une évaluation technique, économique et financière.
Autre disposition centrale : la création d’un référentiel national des coûts unitaires. Celui-ci servirait à évaluer les coûts, contrôler les prix et vérifier les décomptes des travaux publics. La proposition précise également que les surfacturations, décomptes fictifs ou autres irrégularités constatées peuvent engager les responsabilités prévues par les textes en vigueur.
Avant de construire, démontrer que le projet tient
C’est l’une des dispositions les plus concrètes du chapitre. Avant la réalisation d’une infrastructure, le texte prévoit notamment une étude d’opportunité, une étude de faisabilité, une évaluation financière, ainsi qu’une programmation des coûts d’exploitation et d’entretien. Une étude d’impact environnemental et social est également exigée lorsque la législation l’impose.
Le principe posé est net : aucun projet ne peut être engagé si ces études ne démontrent pas sa viabilité technique, économique, financière et environnementale.
Concrètement, qu’est-ce qui change ?
AVANT : le chapitre ne décrit pas le régime actuel ; il serait donc incorrect d’affirmer que ces exigences n’existent pas aujourd’hui.
APRÈS, si la proposition est adoptée : ces principes seraient inscrits dans cette loi-cadre : études préalables, contrôle des coûts, prise en compte du cycle de vie, évaluation des modifications importantes et référentiel national des coûts unitaires.
POUR LE CITOYEN : le texte vise des infrastructures décidées et réalisées sur la base de critères de qualité, de sécurité, de durabilité, de transparence et de maîtrise des coûts.
Qui est concerné ?
Le chapitre vise directement les maîtres d’ouvrage, chargés notamment de maîtriser les coûts sans sacrifier la qualité, la sécurité, la durabilité, la résilience ou les performances attendues.
Il concerne aussi les personnes publiques ou privées impliquées dans les travaux publics, puisque des irrégularités peuvent, selon les cas, engager leur responsabilité.
Enfin, les infrastructures peuvent être réalisées selon les régimes prévus pour les marchés publics, partenariats public-privé, concessions ou autres modes contractuels autorisés par la loi.
Ce que cette réforme pourrait apporter
Si elle est adoptée et appliquée, cette partie du texte pourrait permettre de mieux préparer les projets avant leur lancement, de renforcer la maîtrise des coûts, de disposer d’une référence nationale pour contrôler les prix et de mieux intégrer la qualité, la sécurité et la durabilité dans les décisions d’infrastructure.
Le point à retenir
Avec ce septième volet, premier chapitre, la proposition de Jean Bamanisa Saïdi pose une idée simple : avant de construire, il faut démontrer la viabilité du projet ; pendant sa réalisation, il faut maîtriser les coûts sans sacrifier la qualité.
Il ne s’agit toutefois pas d’une loi déjà en vigueur, mais d’une proposition de loi soumise au processus législatif. C’est cette distinction qui permet de comprendre la portée exacte du texte : il propose un cadre, dont l’entrée en vigueur dépend encore de son adoption.

