Les autorités sanitaires confirment deux cas positifs à Kisangani, dont l’un est lié à la zone de santé de Nia-Nia en Ituri. Des analyses complémentaires sont en cours tandis que les équipes de riposte renforcent les dispositifs de surveillance dans la capitale de la Tshopo.
La ville de Kisangani entre à son tour dans la surveillance renforcée de l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo. Selon un rapport de l’Institut national de santé publique (INSP), deux cas de maladie à virus Ebola ont été confirmés dans le chef-lieu de la province de la Tshopo, marquant une évolution significative de cette 17ᵉ épidémie recensée dans le pays.
D’après les informations communiquées par l’INSP, l’un des deux patients est rattaché à la zone de santé de Nia-Nia, dans la province de l’Ituri, où l’épidémie est apparue et demeure son principal foyer de transmission. Le second patient, en revanche, ne présente à ce stade aucun lien géographique identifié en dehors de Kisangani, un élément qui fait l’objet d’investigations approfondies afin d’établir l’origine de l’infection et d’éventuelles chaînes de transmission.
Les deux prélèvements analysés se sont révélés positifs au test PCR Radione. Toutefois, conformément au protocole national de confirmation biologique, des analyses supplémentaires par RT-PCR utilisant la technologie Altona sont actuellement en cours. L’INSP précise également que des investigations complémentaires sont menées autour de ces deux patients.
En conséquence, ces deux cas ne figurent pas encore dans le bilan cumulé officiel de l’épidémie. Ils devraient être intégrés aux prochains rapports de situation une fois les résultats de confirmation définitivement validés par les laboratoires de référence.
Parallèlement, les autorités sanitaires indiquent que des opérations ont déjà été engagées à Kisangani afin de mettre en place et de renforcer l’ensemble des piliers de la riposte. Si l’INSP ne détaille pas encore les mesures opérationnelles déployées, ces interventions concernent habituellement la surveillance épidémiologique, la recherche et le suivi des contacts, les capacités diagnostiques, la prise en charge des malades, les mesures de prévention et le renforcement de la communication sur les risques.
Cette évolution intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, provoquée par la souche Bundibugyo. L’épidémie a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, après la confirmation des premiers cas dans la province de l’Ituri. Depuis, la transmission s’est progressivement étendue à d’autres provinces de l’est du pays.
Selon le rapport de situation arrêté au 7 juillet, l’épidémie totalisait 1 759 cas confirmés et 600 décès, soit un taux de létalité de 34,1 %. Jusqu’à présent, les cas officiellement comptabilisés étaient répartis entre les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La province de la Tshopo ne figurait pas encore parmi les zones touchées avant l’annonce de ces deux cas détectés à Kisangani.
L’Organisation mondiale de la Santé souligne, de son côté, que la circulation du virus Bundibugyo demeure active et que les mouvements de populations constituent l’un des principaux facteurs favorisant son expansion géographique. L’organisation rappelle également que la surveillance, le diagnostic rapide, l’identification des contacts et l’interruption précoce des chaînes de transmission restent les principaux leviers pour contenir la propagation de cette souche d’Ebola, pour laquelle aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible.
À ce stade, les autorités sanitaires poursuivent les analyses de laboratoire et les enquêtes épidémiologiques afin de confirmer définitivement ces deux cas et de préciser leur origine. Les prochains rapports de situation permettront d’établir si la province de la Tshopo est désormais officiellement intégrée au bilan national de cette épidémie, alors que les équipes de riposte poursuivent leurs interventions pour limiter tout risque de propagation.
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