Le député national élu de Buta Ville, surnommé « Soso ya Mboka », a présenté deux motions d’information lors de la poursuite de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. La première, consacrée à la riposte contre la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, met en lumière les difficultés opérationnelles signalées sur le terrain dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tout en appelant à un suivi rigoureux des moyens mobilisés.
Une intervention axée sur une urgence de santé publique
Au cours de la poursuite de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, Jean-Trésor Ngea Dala, député national élu de Buta Ville dans la province du Bas-Uélé et connu sous le surnom de « Soso ya Mboka », a pris la parole pour soumettre deux motions d’information qu’il a présentées comme portant sur des questions d’intérêt national.
S’adressant au président de séance, aux membres du Bureau ainsi qu’à ses collègues députés, l’élu a sollicité leur bienveillance afin d’exposer des préoccupations touchant, selon ses termes, « directement la santé publique, le pouvoir d’achat des populations et le développement du pays ».
La première de ces motions était consacrée à la situation de la riposte contre la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, qui affecte actuellement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Des insuffisances signalées sur le terrain
Dans son intervention, Jean-Trésor Ngea Dala a indiqué que les informations recueillies dans les zones touchées faisaient état de nombreuses difficultés opérationnelles.
Selon lui, les centres de traitement Ebola ne disposent pas d’une capacité d’accueil suffisante pour répondre à l’afflux des patients.
Le député a également affirmé que les ambulances disponibles demeurent insuffisantes, limitant l’évacuation rapide des cas suspects et des cas confirmés vers les structures spécialisées.
Il a poursuivi en évoquant les difficultés rencontrées par les équipes chargées des enterrements dignes et sécurisés, lesquelles ne disposeraient pas, d’après ses déclarations, des moyens logistiques nécessaires pour accomplir efficacement leurs missions sur le terrain.
À ses yeux, ces insuffisances opérationnelles alimentent la méfiance des communautés, renforcent les résistances aux mesures sanitaires et compliquent les efforts visant à interrompre la chaîne de transmission de la maladie.
Une interrogation sur les ressources financières annoncées
Au-delà des difficultés logistiques, le député national a soulevé la question des ressources financières consacrées à la riposte.
Au cours de sa motion, il a rappelé que le Gouvernement avait annoncé la mobilisation d’environ 50 millions de dollars américains pour soutenir les opérations de lutte contre l’épidémie, avant de s’interroger sur la traduction concrète de ces moyens sur le terrain au regard des difficultés observées dans les provinces affectées.
Une épidémie sous surveillance renforcée
Déclarée en mai 2026, la 17ᵉ épidémie d’Ebola est provoquée par la souche Bundibugyo, une variante plus rare du virus. Les autorités sanitaires concentrent leurs interventions dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Une motion jugée recevable par la présidence de séance
À l’issue de son intervention, le président de séance a indiqué que le premier volet de la motion d’information présenté par Trésor Ngea Dala était « totalement fondé », ouvrant ainsi la voie à la prise en considération de cette préoccupation au sein de l’Assemblée nationale.
Cette initiative parlementaire replace la question de la riposte contre Ebola au centre des débats institutionnels, alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour contenir l’épidémie et renforcer les dispositifs sanitaires dans les zones affectées.
Aristote TALY

