Alors que les discussions autour d’une éventuelle réforme de la Constitution continuent d’alimenter le débat en République démocratique du Congo, l’analyste politique Trésor Botamba Ahuka Malcolm X apporte une réflexion fondée sur les principes de la philosophie politique et de la démocratie.
À travers son analyse, il rappelle que le peuple demeure à l’origine de toute légitimité institutionnelle.
Pour lui, la Constitution, aussi importante soit-elle dans l’organisation de l’État, ne peut être placée au-dessus de la volonté du peuple. Selon son analyse, les textes fondamentaux qui régissent une nation sont le produit de la volonté collective des citoyens.
« Selon ma conception de la philosophie politique, entre le peuple et la Constitution, c’est le peuple qui est le créateur et la Constitution sa créature », soutient-il.
Cette affirmation renvoie au principe selon lequel la souveraineté appartient au peuple, qui la délègue aux institutions à travers les mécanismes définis par la loi.
Dans cette logique, Trésor Botamba estime qu’une Constitution ne doit pas être considérée comme un document figé pour l’éternité. Comme toute œuvre humaine, elle peut être adaptée, réformée ou remplacée lorsque les circonstances historiques, sociales ou politiques l’exigent.
Selon lui, le véritable enjeu n’est pas de savoir si une Constitution peut être modifiée, mais de s’assurer que toute réforme s’inscrive dans l’intérêt général et respecte les procédures démocratiques établies.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le débat sur la révision constitutionnelle suscite des réactions parfois passionnées. Entre les partisans du statu quo et ceux qui plaident pour des ajustements institutionnels, les divergences restent profondes.
Pour Trésor Botamba, la démocratie ne se résume pas à la préservation des institutions existantes. Elle implique également la capacité d’une société à adapter ses règles aux nouvelles réalités.
Ainsi, lorsque la majorité des citoyens estime qu’une réforme est nécessaire et que celle-ci s’opère dans le respect des mécanismes légaux, elle devient une expression légitime de la volonté populaire.
L’analyste invite également à réfléchir sur la nature même de la Constitution. Pour lui, celle-ci tire sa force du peuple et non l’inverse.
Tyson BWANGA

