L’économiste estime que l’état de la route d’Opala ne peut, à lui seul, expliquer la hausse actuelle du prix du gobelet de riz dans la ville.
Kisangani face à la hausse du prix du riz
La hausse du prix du gobelet de riz à Kisangani suscite de nombreux débats. Pour l’économiste César-Adrien Bangobango, attribuer cette augmentation au seul état de la route d’Opala ne repose pas sur une véritable analyse économique.
Selon lui, une telle explication risque d’entretenir la confusion dans l’opinion publique en occultant les différents facteurs qui interviennent dans la formation des prix sur le marché.
L’économiste rappelle que, depuis plus d’une décennie, le riz en provenance d’Opala est acheminé principalement par voie fluviale, à bord de baleinières, de pirogues et de bateaux. La route n’a jamais constitué le principal canal d’approvisionnement de cette denrée vers Kisangani.
Dans ce contexte, il estime que faire de l’état de cette route la principale cause de la flambée actuelle des prix relève davantage d’une lecture réductrice de la situation.
César-Adrien Bangobango souligne que les causes d’une hausse des prix sont souvent multiples. Elles peuvent notamment être liées aux perturbations des saisons agricoles, à une baisse de la production, à des difficultés logistiques ou encore à des phénomènes spéculatifs.
Selon lui, avant toute déclaration publique, il est nécessaire d’identifier les véritables causes du problème. Il considère que la population attend des explications fondées sur des faits ainsi que des solutions adaptées à la situation, plutôt que des discours susceptibles d’alimenter inutilement les tensions politiques dans la province de la Tshopo.
Aristote TALY
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