Le sénateur élu de la Tshopo veut inscrire la connectivité routière et l’accès à l’énergie parmi les priorités à suivre dans le cadre des réflexions consacrées à l’Est de la République démocratique du Congo.
Kinshasa — Au-delà des discussions politiques et sécuritaires, Jean Bamanisa Saïdi veut ramener dans le débat sur l’Est de la RDC deux réalités qui touchent directement le quotidien des populations : les routes et l’électricité.
« Nous allons travailler sur le dialogue du bloc Est de la RDC », annonce le sénateur, avant de mettre l’accent sur les infrastructures.
Son diagnostic tient en deux priorités : l’énergie et la connectivité routière.
« Il y a déjà un grand besoin, c’est celui de l’électricité ainsi que des routes. Et nous allons veiller à ce que cela soit fait », poursuit Jean Bamanisa Saïdi.
Deux infrastructures au cœur du désenclavement
Cette prise de position intervient dans un pays où les déficits d’infrastructures restent considérables. Un diagnostic de la Banque mondiale relève que seulement 5 % du réseau routier congolais est asphalté et estime l’accès national à l’électricité à environ 19 %, avec des écarts particulièrement importants entre milieux urbains et ruraux.
Dans l’Est et le centre du pays, la question de la connectivité fait déjà l’objet de programmes d’investissement. Le Projet d’appui à la connectivité et au transport, soutenu par la Banque mondiale, prévoit notamment des interventions sur la RN2 afin d’améliorer des liaisons routières dans plusieurs provinces du centre et de l’Est de la RDC.
Pour Jean Bamanisa Saïdi, cette préoccupation n’est pas nouvelle. En février 2026, il avait déjà interpellé les autorités sur la situation électrique à Kisangani, demandant notamment le renouvellement des équipements de la centrale hydroélectrique de la Tshopo et du réseau de distribution.
De la sécurité aux conditions du développement
En plaçant les routes et l’électricité dans cette séquence consacrée à l’Est, le sénateur élargit ainsi le champ des préoccupations : aux enjeux politiques et sécuritaires s’ajoutent les infrastructures nécessaires à la circulation des personnes et des marchandises, à l’activité économique et à l’accès aux services essentiels.
La question sera désormais celle du suivi concret de ces priorités. Jean Bamanisa Saïdi affiche, pour sa part, son intention de les porter durant cette séquence parlementaire : désenclaver par la route et renforcer l’accès à l’énergie.
Aristote TALY

