La modernisation de la voirie urbaine de Kisangani s’est invitée au cœur des échanges entre le député national Patrick Matata Makalamba et la presse. Alors que certains travaux suscitent déjà des réactions au sein de la population, l’élu national estime qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur la qualité des ouvrages.
Lors de son point de presse tenu vendredi 11 septembre à Kisangani, Patrick Matata a invité les habitants à suivre l’évolution des chantiers tout en évitant de porter un jugement définitif avant leur achèvement et leur réception par le gouvernement.
Pour le député, une infrastructure encore en construction doit avant tout faire l’objet d’un suivi et d’observations susceptibles d’aider à corriger d’éventuelles insuffisances. Il reconnaît ainsi l’utilité des remarques formulées par la population pendant l’exécution des travaux, à condition que celles-ci puissent contribuer à leur amélioration.
« Le problème se trouve dans le souci constant de la satisfaction précoce. Une route est en plein chantier, elle n’a même pas encore été livrée, même provisoirement », a-t-il fait remarquer.
Suivre les chantiers plutôt que condamner trop vite
L’intervention du député intervient dans un contexte où les travaux de modernisation de certaines artères de Kisangani font l’objet d’une attention particulière de la population. Pour Patrick Matata, les critiques ne doivent cependant pas se transformer en condamnations définitives alors que les ouvrages ne sont pas encore réceptionnés.
L’élu considère plutôt que les éventuelles imperfections constatées sur le terrain doivent être signalées aux responsables concernés. Cette démarche permettrait, selon lui, de faire remonter les informations et d’obtenir des corrections avant la livraison des infrastructures.
L’enjeu, au-delà des débats sur la qualité des travaux en cours, reste celui de disposer d’une voirie capable d’améliorer durablement la mobilité dans la capitale de la Tshopo et de soutenir son activité économique.
De la voirie aux grands axes routiers
Le député national a également élargi son intervention aux infrastructures routières reliant Kisangani à d’autres territoires de la province. Les axes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala figurent notamment parmi les dossiers évoqués.
Ces liaisons routières constituent des enjeux importants pour le désenclavement de plusieurs zones de la Tshopo et la circulation des personnes et des marchandises.
À travers ces différents dossiers, Patrick Matata entend placer la question des infrastructures parmi les priorités qu’il souhaite porter au niveau national.
La SOTEXKI également au centre des préoccupations
La rencontre avec la presse a également permis d’aborder la situation de la Société textile de Kisangani (SOTEXKI), fermée depuis 2022.
Son éventuelle relance demeure une attente importante pour une partie de la population, notamment en raison de son potentiel en matière d’emplois et de reprise de l’activité industrielle dans la province.
Entre voirie urbaine, grands axes routiers et relance industrielle, le député entend ainsi inscrire son action dans une approche plus large des défis auxquels Kisangani et la Tshopo sont confrontées.
Reste désormais à savoir comment les engagements annoncés et les préoccupations relayées auprès des institutions nationales pourront se traduire concrètement sur le terrain. Pour les habitants de Kisangani, l’attente porte moins sur les déclarations que sur des résultats visibles et durables.
Trésor Makaya


Un commentaire
Honorable Patrick Matata Makalamba,
Merci pour cette communication claire et responsable du 12 septembre.
Vous avez raison d’appeler à la patience. Une route en chantier ne se juge pas avant sa livraison. Votre appel à des critiques constructives au lieu de l’agitation montre votre sens de l’État.
Nous, population de la Tshopo, nous vous soutenons à 100% pour vos 3 priorités:
1. La voirie urbaine de Kisangani: C’est le visage de notre ville. Merci de veiller à la qualité jusqu’à la réception finale.
2. Les axes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala: Ce sont les poumons économiques. Leur réhabilitation va désenclaver nos territoires et faire baisser les prix au marché.
3. La SOTEXKI: Sa relance est plus qu’économique, elle est historique et symbolique. Si elle renaît, c’est des milliers d’emplois pour nos jeunes.
Continuez le plaidoyer pour la RN4 et la RN7 Kisangani. Vous êtes sur la bonne voie.
Courage Honorable, Kisangani est derrière vous. Le développement prend du temps, mais nous voyons déjà le changement.
Avec tout notre soutien,
MAKALAMBA MONGA ENOCH