En vacances parlementaires dans son fief électoral, le député national Patrick Matata Makalamba a rencontré, lundi 7 septembre, les jeunes catholiques du secteur Tshopo et de Mangobo. À la paroisse Christ-Roi de Mangobo, les échanges ont porté sur trois sujets au cœur de l’actualité congolaise : la riposte contre Ebola, le dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et la mobilisation pour la reconnaissance du Génocost.
Une rencontre avec la jeunesse au cœur de Mangobo
À Kisangani, les vacances parlementaires de Patrick Matata Makalamba se poursuivent au contact de différentes composantes de sa base. Ce lundi 7 septembre, l’élu national a choisi un cadre particulier pour poursuivre ses échanges : la salle de la paroisse Christ-Roi, dans la commune de Mangobo.

Face à lui, des jeunes catholiques venus du secteur Tshopo et de Mangobo. La rencontre s’est voulue un espace d’échange direct autour de préoccupations qui dépassent le seul cadre politique et touchent à la santé publique, à la cohésion nationale, à la mémoire collective et à l’engagement citoyen de la jeunesse.

Trois dossiers ont principalement structuré les discussions : l’épidémie d’Ebola, le dialogue national et la campagne de signatures en faveur de la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo.
Ebola : Patrick Matata appelle les jeunes à devenir des relais de prévention
Sur le volet sanitaire, Patrick Matata Makalamba a insisté sur la nécessité de respecter les mesures préventives contre la maladie à virus Ebola et d’éviter les comportements susceptibles de favoriser sa propagation.
Son message intervient alors que la RDC fait face à une importante épidémie causée par le virus Bundibugyo. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, au 26 août, 5 794 cas confirmés, dont 2 786 décès, avaient été enregistrés dans six provinces, parmi lesquelles la Tshopo. La zone de santé de Tshopo figurait également parmi celles ayant récemment signalé des cas.
Le 4 septembre, le gouvernement congolais et ses partenaires, dont l’OMS, le système des Nations unies et Africa CDC, ont lancé à Kinshasa un plan multisectoriel révisé de 180 jours destiné à renforcer et coordonner la riposte.
Dans ce contexte, Patrick Matata a demandé aux jeunes de ne pas rester en marge de la prévention. Il les a encouragés à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs familles et de leurs communautés, tout en privilégiant les informations provenant de sources sanitaires fiables.
L’enjeu de l’information occupe une place importante dans la riposte : l’OMS souligne elle-même le rôle de l’engagement communautaire dans la maîtrise de l’épidémie, parallèlement à la surveillance, au suivi des contacts et à la prise en charge des malades.
Dialogue national : « Il doit être différent »
Deuxième grand sujet de la rencontre : le dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Devant les jeunes catholiques, Patrick Matata Makalamba a défendu l’idée d’un processus qui, selon lui, ne devrait pas reproduire les précédents dialogues politiques organisés en République démocratique du Congo.

« Ce dialogue ne sera pas comme les précédents. Il doit être différent et permettre aux Congolais de se parler autour des questions essentielles qui concernent l’avenir de notre pays », a-t-il déclaré.
L’élu de Kisangani a présenté ce dialogue comme un cadre devant mettre l’accent sur la recherche de la paix, la cohésion nationale et la résolution des problèmes qui touchent directement la population.
Cette présentation rejoint plusieurs orientations annoncées officiellement par le Chef de l’État. Le 28 août, la Présidence de la République a indiqué que le processus serait consacré à la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État, pour une durée maximale annoncée de trois mois. Félix Tshisekedi a également prévu que les consultations commencent dans les 26 provinces, avant l’étape nationale à Kinshasa.
Le Président avait expliqué vouloir rompre avec une logique dans laquelle les réponses aux crises politiques se limitaient au partage du pouvoir, en mettant davantage l’accent sur la consolidation de l’État et de ses institutions.
À Mangobo, Patrick Matata a ainsi replacé la jeunesse dans ce débat national, en présentant le dialogue comme une question qui concerne également les préoccupations quotidiennes des citoyens.
Génocost : mobiliser les jeunes autour de la mémoire des victimes
Le troisième axe des échanges a porté sur la campagne de signatures en faveur de la reconnaissance du Génocost, démarche soutenue par la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi.
Patrick Matata Makalamba a encouragé les jeunes catholiques à participer à cette mobilisation. Il les a invités à s’impliquer afin de contribuer à la reconnaissance des souffrances et des violences subies par les populations congolaises au cours des différents conflits qui ont endeuillé le pays.
Cette campagne de collecte de signatures connaît depuis plusieurs semaines différentes initiatives de mobilisation à travers le pays. Début août, Denise Nyakeru Tshisekedi avait notamment appelé à amplifier la collecte des signatures autour de la pétition consacrée au Génocost. Des campagnes similaires ont depuis été relayées dans plusieurs provinces, avec une attention particulière accordée à l’implication de la jeunesse.
Un échange direct autour des préoccupations de la jeunesse
Au-delà des trois grandes thématiques abordées, la rencontre de Christ-Roi a permis aux jeunes catholiques du secteur Tshopo et de Mangobo de poser directement leurs préoccupations et d’échanger avec leur représentant sur plusieurs questions qui traversent actuellement la société congolaise.
Santé publique, paix, cohésion nationale et mémoire des victimes se sont ainsi retrouvées au centre d’un même échange.
Pour Patrick Matata Makalamba, cette étape de ses vacances parlementaires à Kisangani aura surtout été l’occasion de placer la jeunesse devant trois formes d’engagement : se protéger et sensibiliser face à Ebola, suivre le débat sur l’avenir politique du pays et participer à la préservation de la mémoire des victimes des violences en RDC.
Trésor Makaya

