Un an après l’incarcération de son frère, ancien coordonnateur du FRIVAO, Joël Etula livre un témoignage personnel marqué par la fidélité familiale, la foi et l’espérance.
Douze mois après le début de la détention de son frère, Joël Etula a rendu public un message dans lequel il revient sur une année qu’il décrit comme marquée par « le stress, les larmes, la douleur et les épreuves ».

Dans ce témoignage, il évoque le profond changement intervenu dans leur quotidien. Il rappelle qu’à l’époque où son frère était représentant des étudiants, puis plus tard coordonnateur du FRIVAO, les rencontres se faisaient librement. Désormais, explique-t-il, chaque visite en milieu carcéral exige des formalités administratives, la présentation d’une pièce d’identité et le dépôt du téléphone portable à l’entrée.
« Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour je te verrais porter une tenue de prisonnier », écrit-il, décrivant la douleur ressentie face à cette nouvelle réalité.

Joël Etula revient également sur les réactions suscitées par cette affaire. Selon lui, certaines personnes ont affirmé que son frère serait devenu millionnaire parce qu’il gérait des fonds importants, tandis que d’autres ont prédit qu’il finirait dans la pauvreté. Il estime que ces jugements sont formulés sans connaissance des faits et réaffirme son soutien indéfectible.

Tout au long de son message, il exprime sa conviction que cette épreuve ne constitue pas la fin de son histoire. S’appuyant sur plusieurs récits bibliques, notamment ceux de Joseph, de Daniel, ainsi que de Paul et Silas, il affirme que Dieu demeure souverain face aux épreuves et qu’Il « aura le dernier mot ».
Joël Etula encourage son frère à ne pas céder au découragement, à continuer de prier et à conserver son espérance malgré les difficultés. Il confie également que leurs échanges, leurs conversations, leurs conseils et leurs moments de complicité lui manquent profondément.
Dans une prière, il invoque le Dieu de Joseph, de Moïse, d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, demandant qu’Il protège, fortifie et accorde la paix à son frère jusqu’au jour où une issue favorable se présentera.
En conclusion, Joël Etula réaffirme son affection et son attente, estimant que cette épreuve ne définit pas l’avenir de son frère. « Je t’aime, mon frère. Nous t’attendons avec patience, avec amour et avec foi. Ton histoire n’est pas terminée. Avec Dieu, les plus beaux chapitres restent encore à écrire. Courage, mon frère. Après la nuit vient toujours le matin, et après les larmes vient toujours la joie. Dieu aura le dernier mot », conclut-il.
Aristote TALY

