Face aux tensions entre la communauté locale et la coopérative « Dieu Voit Tout », les autorités provinciales privilégient la concertation afin de préserver la paix, renforcer l’attractivité économique et faire des ressources minières un levier de développement.
À Niangara, dans la province du Haut-Uélé, le choix du dialogue a prévalu là où les tensions risquaient de fragiliser la cohésion sociale et de compromettre les activités minières. Réunis autour d’une même table à l’initiative du gouverneur Jean Bakomito Gambu, les représentants de la communauté locale et ceux de la coopérative minière « Dieu Voit Tout » ont engagé des échanges destinés à trouver une issue concertée au différend qui les opposait.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de gouvernance que les autorités provinciales entendent promouvoir dans un secteur stratégique pour l’économie du Haut-Uélé. Province parmi les plus riches en ressources aurifères de la République démocratique du Congo, le Haut-Uélé fait régulièrement face à des défis liés à la coexistence entre les communautés, les coopératives minières et les investisseurs. Ces derniers mois, le gouvernement provincial a multiplié les initiatives visant à renforcer la gouvernance du secteur, améliorer le climat des affaires et prévenir les conflits autour de l’exploitation minière.

Au cœur des discussions de Niangara, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a réaffirmé la nécessité de privilégier la concertation plutôt que l’affrontement. Pour l’autorité provinciale, la stabilité sociale demeure une condition essentielle au développement économique et à l’arrivée de nouveaux investissements.
« Pour instaurer un climat favorable au travail et attirer davantage d’investisseurs, nous devons privilégier le dialogue. La mine doit être une opportunité de développement pour Nyangara et non une source de division », a déclaré le gouverneur.
Au-delà de l’appel au dialogue, Jean Bakomito Gambu a rappelé la vocation première des ressources minières. Selon lui, les richesses du sous-sol doivent contribuer directement à l’amélioration des conditions de vie des populations en finançant des infrastructures essentielles telles que les écoles, les centres de santé et les routes, plutôt que d’alimenter des tensions ou des divisions au sein des communautés.
Cette approche rejoint les orientations défendues récemment par le gouvernement provincial lors des travaux consacrés à l’assainissement et à la réforme de l’exploitation minière artisanale. À cette occasion, les autorités avaient insisté sur la nécessité de renforcer la transparence, d’encadrer davantage les coopératives minières et de faire de l’or du Haut-Uélé un véritable moteur de développement local durable.
La réunion organisée à Niangara illustre ainsi la volonté des autorités provinciales de privilégier des solutions négociées face aux différends qui peuvent surgir dans les zones d’exploitation minière. En réunissant la communauté locale et la coopérative « Dieu Voit Tout », le gouvernement provincial mise sur un climat d’apaisement susceptible de favoriser la poursuite des activités économiques tout en préservant la cohésion sociale.
Dans une province où le secteur minier représente un enjeu économique majeur, la recherche d’un équilibre entre exploitation des ressources, intérêts des communautés locales et sécurité des investissements demeure un défi permanent. Les autorités provinciales affirment ainsi leur volonté de faire du dialogue un instrument central de gouvernance afin que les richesses minières profitent davantage au développement des territoires et aux populations du Haut-Uélé.
Aristote TALY

