Après avoir porté les activités de mobilisation et d’implantation de la Convention Fédérale du Congo dans la Tshopo, Me Gabriel Isaula Ngubu annonce son départ. L’ancien président interfédéral invoque de profonds désaccords politiques, organisationnels et éthiques avec le fonctionnement actuel du parti.
Kisangani — C’est une rupture qui touche directement la direction provinciale de la Convention Fédérale du Congo (CFC). Me Gabriel Isaula Ngubu, jusqu’ici président interfédéral de la formation politique dans la Tshopo, annonce sa démission dans une déclaration rendue publique.
Le départ prend une dimension particulière au regard du rôle qu’il a joué dans la structuration et la mobilisation du parti dans la province. En août 2025, Gabriel Isaula dirigeait notamment une matinée politique consacrée à l’idéologie et à l’expansion de la CFC dans la Tshopo. La rencontre s’était achevée, selon les comptes rendus publiés à l’époque, par l’adhésion de plus de 50 nouveaux membres.
Son implication était encore visible plusieurs mois plus tard. En mars 2026, il supervisait à Kisangani une importante activité de la CFC consacrée à la participation politique des femmes. Les comptes rendus de cette rencontre le présentaient toujours comme président interfédéral de la CFC/Tshopo.
Une rupture présentée comme politique et éthique
Dans sa déclaration de démission, Me Gabriel Isaula affirme que sa décision n’est ni improvisée ni dictée par des considérations personnelles. Il la présente comme l’aboutissement d’une longue réflexion.
Il évoque des divergences devenues, selon lui, incompatibles avec la poursuite de son engagement au sein de la CFC : désaccords politiques, difficultés organisationnelles et considérations d’ordre éthique.
L’ancien responsable provincial estime ainsi ne plus être en mesure de cautionner un système de fonctionnement qu’il juge contraire à sa conception de l’engagement politique.
Ces griefs constituent, à ce stade, la position exprimée par Gabriel Isaula dans sa déclaration. Les recherches effectuées ne permettent pas encore d’établir une réaction publique de la direction de la CFC répondant point par point aux motifs avancés.
De la mobilisation à la rupture
Le contraste est particulièrement marqué avec ses prises de position antérieures. En 2025, Gabriel Isaula défendait publiquement la CFC, son projet politique et son autorité morale, James Kenda Odu, tout en travaillant à élargir la base du parti dans la Tshopo.
Encore en février 2026, il était identifié comme président de l’interfédération CFC/Tshopo lors de ses interventions publiques à Kisangani.
Quelques mois plus tard, sa démission ouvre donc une nouvelle séquence pour cette formation politique dans la province.
Au-delà du départ d’un responsable, la question qui se pose désormais est celle de la continuité de la structure qu’il dirigeait et de la réaction des cadres et militants mobilisés sous sa présidence.
Pour la CFC-Tshopo, la page Gabriel Isaula se referme ainsi sur une rupture politique assumée par celui qui, jusqu’à récemment encore, figurait parmi les principaux visages publics du parti dans la province.
Aristote TALY

