À l’approche de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, la réflexion sur la transformation des villes congolaises s’étend à la mobilité. Les organisateurs mettent notamment en avant le potentiel du numérique pour limiter certains déplacements et faciliter l’accès aux services.
KINSHASA — Et si une partie de la réponse aux difficultés de mobilité dans les grandes villes congolaises passait aussi par le numérique ? À quelques jours de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, cette dimension entre dans les discussions consacrées à la transformation urbaine.
Lors d’un échange avec le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, l’équipe organisatrice d’Expo Béton a notamment présenté le concept « Je suis numérique, je ne suis pas embouteillé ».
Derrière cette formule se trouve une approche concrète : permettre, grâce aux services numériques, d’effectuer certaines démarches ou d’accéder à des informations et services à distance, sans imposer systématiquement un déplacement physique. Le numérique est ainsi présenté comme un outil susceptible d’accompagner l’évolution des usages dans la ville.
Il ne s’agit pas de substituer les technologies aux infrastructures de transport. L’approche évoquée consiste plutôt à intégrer le numérique parmi les différents leviers à prendre en compte dans la réflexion sur la mobilité et le fonctionnement des espaces urbains.
Cette question trouvera une place particulière lors de la 12ᵉ édition d’Expo Béton, prévue du 7 au 10 octobre 2026 à Kinshasa. La première journée des travaux doit notamment être consacrée aux infrastructures et à la mobilité urbaine, selon le programme annoncé par les organisateurs.

À travers cet axe, Expo Béton élargit ainsi le débat : au-delà des routes et des ouvrages physiques, la transformation des villes passe également par la manière dont les services, les personnes et l’information circulent dans l’espace urbain.
Aristote TALY

