L’Assemblée provinciale de la Tshopo a adopté, jeudi 1er octobre 2026 à Kisangani, le calendrier de sa session ordinaire de septembre. Parmi les dossiers attendus figure le rapport de la commission spéciale sur les ressources affectées à la réhabilitation de plusieurs axes routiers de la province. Une nouvelle étape s’ouvre désormais : celle de l’examen parlementaire.
KISANGANI — Après le travail d’enquête, le dossier des routes s’apprête à franchir une nouvelle étape à l’Assemblée provinciale de la Tshopo.
Réunis jeudi 1er octobre à Kisangani sous la conduite du président de l’Assemblée provinciale, Mateus Kanga Londimo, les députés provinciaux ont adopté le calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre.


Parmi les matières inscrites figure l’examen du rapport de la commission spéciale chargée d’enquêter sur les ressources affectées à la réhabilitation de plusieurs axes routiers stratégiques : Kisangani–Opala, Kisangani–Ubundu, Kisangani–Isangi et Kisangani–Banalia.
De l’enquête à la plénière
L’inscription de ce rapport au calendrier ouvre une séquence importante du contrôle parlementaire.
Les députés devront prendre connaissance des informations et documents recueillis par la commission, examiner les éléments relatifs aux ressources affectées aux différents travaux et les confronter, le cas échéant, aux réalisations observées sur le terrain.

L’objectif institutionnel est clair : permettre à l’Assemblée provinciale d’exercer ses prérogatives de contrôle et de suivi des investissements publics engagés dans la Tshopo.
Le dossier avait déjà fait l’objet d’un travail parlementaire. Une commission avait notamment été chargée d’examiner les réhabilitations des axes Kisangani–Opala et Kisangani–Ubundu, avec pour mission de recueillir des éléments sur les ressources mobilisées et l’état d’exécution des travaux.
L’étape qui s’annonce sera différente : les informations collectées devront désormais être portées devant les élus provinciaux et examinées dans le cadre parlementaire.
Quatre axes routiers au centre de l’attention
Derrière les documents et les procédures se trouve une question très concrète : celle des infrastructures reliant Kisangani à plusieurs territoires de la Tshopo.
Les axes Opala, Ubundu, Isangi et Banalia constituent des voies importantes pour les déplacements des populations et la circulation des biens à l’intérieur de cette vaste province.
L’examen du rapport devra ainsi permettre aux députés de rapprocher les informations relatives aux ressources affectées des travaux effectivement réalisés et de déterminer, sur la base des conclusions de la commission, les éventuelles suites parlementaires à donner.
À ce stade, toutefois, aucune conclusion définitive de la commission n’a été rendue publique. L’inscription du dossier au calendrier ne constitue donc ni un constat de détournement ni une mise en cause préalable d’un responsable. C’est précisément l’examen parlementaire qui devra permettre d’établir les faits à partir des éléments recueillis.
Une nouvelle séquence de contrôle
Avec l’adoption de son calendrier, l’Assemblée provinciale entre ainsi dans une phase où plusieurs dossiers d’intérêt public devront être examinés conformément à ses missions institutionnelles.
Pour le dossier routier, le moment sera particulièrement attendu : passer des investigations à l’examen des faits, des ressources engagées aux réalisations constatables sur le terrain.
Sous la présidence de Mateus Kanga Londimo, la plénière aura désormais la responsabilité d’examiner le rapport, d’en apprécier les conclusions et, le cas échéant, de déterminer les suites à réserver au dossier.
Pour les routes Kisangani–Opala, Kisangani–Ubundu, Kisangani–Isangi et Kisangani–Banalia, l’heure est donc moins aux interrogations qu’à l’examen des éléments recueillis.
Après l’enquête, place désormais au contrôle parlementaire.
Aristote TALY

