« Ebola existe. Ebola tue. La vigilance de chacun peut sauver une vie. » Face à la progression de la maladie à virus Ebola dans la Tshopo, le député national Patrick Matata Makalamba, élu de la ville de Kisangani, appelle les Boyomaises et Boyomais à renforcer leur vigilance et à respecter strictement les mesures de prévention.
L’urgence est bien réelle. Au 22 septembre, la Tshopo comptait 42 cas confirmés, dont 17 décès et 13 guérisons. Douze professionnels de santé avaient également été infectés. Le 24 septembre, le Dr Victor Kingombe est décédé au Centre de traitement Ebola de Kisangani, devenant, selon le SYNAMED/Tshopo, le premier médecin à succomber à la maladie dans la province.
Pour Patrick Matata Makalamba, ces pertes doivent renforcer la prise de conscience collective.

« Boyomaises, Boyomais, ne banalisons pas Ebola. Protégeons nos familles et notre communauté. Lavons-nous régulièrement les mains, évitons tout contact à risque et signalons rapidement tout cas suspect aux services de santé. Face à Ebola, chaque geste de prévention peut sauver une vie. »
L’élu de Kisangani appelle également les chefs de quartiers, les responsables religieux, les enseignants, les médias et les jeunes à participer activement à la sensibilisation. Il insiste aussi sur la nécessité de ne pas stigmatiser les malades, les personnes guéries ou les familles touchées.
À Kisangani, le message est simple : Ebola existe, Ebola tue. Restons vigilants, protégeons-nous et protégeons les autres.
Aristote TALY

