Dans une lettre datée du 23 juillet 2026, l’ancien ministre de la Justice sollicite la retransmission en direct de son procès par la RTNC et d’autres médias, tout en réclamant l’accès du public à la salle d’audience.
Kinshasa, 23 juillet 2026 – Depuis sa cellule de détention, Constant Mutamba, ancien ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a adressé une lettre aux responsables politico-judiciaires congolais dans laquelle il demande la retransmission en direct par la RTNC et d’autres médias de son troisième procès en cours devant la Cour de cassation.
Dans ce document, il affirme que cette retransmission permettrait aux Congolais et aux Africains de suivre les débats et de voir le Procureur général près la Cour de cassation apporter les preuves des accusations de détournement de millions de dollars américains du Fonds FRIVAO portées contre lui alors qu’il occupait les fonctions de ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux.




L’ancien ministre sollicite également le libre accès du public à la salle d’audience, dans la limite des places disponibles, en se référant à l’article 20 de la Constitution, qui prévoit le caractère public des audiences des cours et tribunaux.
Dans la même lettre, Constant Mutamba dénonce un acharnement politico-judiciaire, affirmant être la cible d’un réseau qu’il dit avoir combattu lorsqu’il était au gouvernement.
Il dénonce également un déni de justice qu’il attribue aux responsables du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe. Selon lui, le greffe pénal aurait reçu des instructions de ne pas enrôler sa citation directe introduite contre un greffier de la Cour de cassation pour des faits qu’il qualifie de faux en écriture, en lien avec une citation à prévenu utilisée dans la procédure en cours.
Constant Mutamba soutient que ce document lui a causé un préjudice et porté atteinte à son droit à la défense, garanti par l’article 19 de la Constitution, remettant, selon lui, en cause son droit à un procès équitable devant une juridiction qui statue en premier et dernier ressort.
En conclusion de sa correspondance, il estime que « l’injustice est un cancer » et lance un appel en faveur d’une justice qu’il souhaite au service de l’État de droit plutôt que d’intérêts politiques ou personnels.
Aristote TALY

