Buta, 08 mars 2026. — Dans la province du Bas-Uélé, le lancement du mois de la femme s’est ouvert sous le signe de la foi, de l’engagement social et de l’action concrète. En séjour dans sa base naturelle dans le cadre des vacances parlementaires, la Sénatrice Carole Agito Amela a donné le ton d’un mois dédié à la promotion et à l’autonomisation des femmes, à travers un message mêlant spiritualité, vision de développement et proximité avec la population.
UNE CÉLÉBRATION SOUS LE SIGNE DE LA FOI
C’est dans une atmosphère empreinte de recueillement et de ferveur spirituelle que la sénatrice a pris part, ce dimanche, à la célébration eucharistique organisée à la Cathédrale Saint-Joseph de Buta, présidée par Monseigneur Martin Banga, évêque du diocèse de Buta.


Cette célébration marquait le point de départ des activités du mois dédié à la femme dans le Bas-Uélé, un moment solennel durant lequel l’élue provinciale a tenu à rendre grâce et à solliciter l’accompagnement spirituel de l’Église pour la nation.
Prenant la parole devant une assemblée composée de fidèles, d’autorités locales et de plusieurs personnalités, la sénatrice a exprimé sa reconnaissance avec sobriété :

« Je voudrais avant toute chose remercier Dieu de nous avoir protégés durant ce long voyage afin que je sois parmi vous aujourd’hui. Je remercie également Monseigneur l’Évêque pour son exhortation inspirante. »
Un message simple, mais chargé de sens, qui illustre le lien étroit entre engagement public et valeurs spirituelles.
UNE MAISON DE LA FEMME POUR L’AUTONOMISATION
Au-delà de la dimension spirituelle, la sénatrice a profité de cette occasion pour annoncer une initiative majeure en faveur des femmes du Bas-Uélé : l’inauguration imminente de la Maison de la Femme du Bas-Uélé, prévue ce mardi à Buta.
Cette infrastructure moderne se veut un véritable espace d’échanges, de formation et de renforcement des capacités, destiné à accompagner les femmes dans leur épanouissement social et économique.
Pensée comme un lieu de dialogue, de réflexion et d’apprentissage, la Maison de la Femme ambitionne d’offrir aux femmes de la province les outils nécessaires pour participer activement au développement local.
Une initiative qui s’inscrit dans la vision de l’élue, attachée à doter chaque année la province d’infrastructures durables et utiles à la communauté.
UNE FOI QUI SE TRADUIT PAR DES ACTES CONCRETS
La présence de la sénatrice à cette célébration n’était pas seulement symbolique. Son engagement envers l’Église catholique et la communauté s’est également matérialisé par des actions tangibles saluées par l’évêque du diocèse.
Parmi les contributions majeures évoquées figurent notamment :
- La réhabilitation de la Cathédrale Saint-Joseph, un appui déterminant pour restaurer ce lieu emblématique de la foi catholique à Buta ;
- La construction de l’Évêché, réalisée grâce à un soutien significatif de la sénatrice ;
- Le soutien à la Paroisse Marie Reine, dont le reliquat du financement sera affecté à la construction d’une nouvelle église.
Autant d’initiatives qui témoignent d’une implication active dans la vie spirituelle et communautaire de la province.
UNE PRIÈRE POUR LA PAIX À L’EST DE LA RDC
Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires persistants, la sénatrice n’a pas manqué d’évoquer la situation préoccupante dans l’Est du pays.
Face aux évêques et aux fidèles, elle a lancé un appel empreint d’émotion et de responsabilité, sollicitant le soutien spirituel de l’Église pour le retour définitif de la paix en République démocratique du Congo.
Ce plaidoyer reflète la sensibilité de l’élue face aux souffrances des populations affectées par l’insécurité, et son attachement à l’unité et à la stabilité du pays.
UN LEADERSHIP DE PROXIMITÉ
Figure politique influente du Bas-Uélé, Carole Agito Amela s’est progressivement imposée comme l’une des voix féminines majeures du leadership politique congolais. Élue avec 11 524 voix à la députation nationale dans la circonscription de Buta, elle avait marqué l’histoire en devenant l’une des femmes les mieux élues du pays, symbole d’un leadership féminin affirmé dans l’espace politique national.
À travers sa présence à Buta pour les vacances parlementaires, la sénatrice réaffirme une fois de plus son ancrage auprès de sa base et sa volonté de rester proche des réalités locales.
UN MOIS DE MARS PLACÉ SOUS LE SIGNE DE L’ESPOIR
Entre prière, solidarité et initiatives structurantes, le lancement du mois de la femme dans le Bas-Uélé s’ouvre ainsi sous le signe d’un engagement concret pour l’émancipation féminine et le développement communautaire.
À Buta, ce 8 mars n’aura donc pas été qu’une célébration symbolique.
Il marque le début d’un mois d’actions, de mobilisation et d’espoir, porté par une vision où la femme occupe pleinement sa place dans la construction de l’avenir du Bas-Uélé et de la République démocratique du Congo.
Aristote TALY

