Le député national élu de Buta-Ville demande au gouvernement de garantir l’exécution des investissements prévus dans les provinces. À l’Assemblée nationale, il a notamment soulevé la qualité des travaux de voirie à Buta, le désenclavement du Bas-Uélé et les retards de paiement des administrateurs de territoire.
L’inscription de crédits au budget doit se traduire par des financements effectivement mobilisés et des travaux réalisés dans les provinces. C’est l’exigence formulée par le député national Jean Trésor Ngea Dala lors de son intervention dans un débat budgétaire à l’Assemblée nationale. L’élu de Buta-Ville a appelé le gouvernement à renforcer le suivi des investissements publics, en mettant l’accent sur les infrastructures et le fonctionnement de l’administration territoriale dans le Bas-Uélé.
Le parlementaire a salué la réhabilitation de la route nationale 25 sur l’axe Isiro–Buta. Il a évoqué une perspective de désenclavement pour une population confrontée, a-t-il rappelé, à près de trente ans de difficultés de circulation. Son intervention a toutefois associé cette appréciation à une demande de vigilance sur la qualité des ouvrages financés par l’État.
À Buta, des questions sur la qualité de la voirie
Jean Trésor Ngea Dala a soulevé des préoccupations concernant les vingt kilomètres de voirie financés à Buta. Il a demandé un meilleur suivi des travaux et de leur conformité aux normes, portant ainsi le débat sur les conditions de réalisation des chantiers.
L’élu a également appelé à la construction d’un pont pour faciliter l’accès à un marché local. Cette demande concerne les déplacements des habitants et l’acheminement des marchandises vers cet espace commercial.
Ces deux dossiers ont occupé une place dans son intervention sur les infrastructures : d’une part, le contrôle des travaux engagés dans la ville de Buta ; d’autre part, la réalisation d’un ouvrage destiné à faciliter les échanges locaux.

Des crédits inscrits aux dépenses réellement exécutées
Sur le volet budgétaire, le député a insisté sur la différence entre les montants prévus et les ressources effectivement mises à la disposition des projets.
« L’inscription des crédits supplémentaires ne garantit pas leur mise à disposition effective », a-t-il averti.
Il a pointé la faiblesse des dépenses d’investissement exécutées au bénéfice des provinces dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, le développement rural, la santé, l’eau et l’électricité. Sa demande porte sur la concrétisation des engagements financiers et sur leur traduction dans les services accessibles à la population.
Le parlementaire a également mis en garde contre la dispersion des financements entre de multiples projets. Il a demandé des investissements dont les réalisations puissent être constatées sur le terrain, en attirant l’attention du gouvernement sur les effets limités de ressources réparties entre des chantiers insuffisamment financés.
Les retards de paiement des administrateurs de territoire soulevés
Le fonctionnement de l’administration territoriale a constitué un autre volet de son intervention. Jean Trésor Ngea Dala a fait état de plus de quatre mois de retard de paiement pour les administrateurs de territoire du Bas-Uélé au moment de sa prise de parole.
Il a demandé la régularisation de leur situation. L’élu a ainsi porté devant le gouvernement les difficultés financières rencontrées par ces responsables locaux dans l’exercice de leurs fonctions.

Une programmation demandée pour le port d’Aketi
Jean Trésor Ngea Dala a enfin demandé une programmation claire de la réhabilitation du port d’Aketi. Il a souligné l’importance de cette infrastructure pour les échanges économiques du Bas-Uélé et de la Mongala.
Le député a appelé le gouvernement à préciser la place de ce chantier dans les investissements à réaliser, afin que sa réhabilitation dispose d’une programmation identifiable.
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