Trente élèves finalistes et cinq étudiants ont officiellement reçu, samedi 19 septembre à Kisangani, l’appui de la Fondation Guy Ramy Lonia. Une nouvelle étape pour ce programme qui mise sur l’éducation afin d’éviter que les difficultés financières ne brisent des parcours scolaires.
KISANGANI — Pour 35 jeunes de Kisangani, la poursuite des études dispose désormais d’un soutien supplémentaire. Réunis samedi dans la salle de conférence de l’hôtel Congo Palace, élèves, étudiants, parents et invités ont assisté à la remise officielle des bourses de la deuxième édition du programme « Masomo ni Ndjiya », porté par la Fondation Guy Ramy Lonia.





Au total, 30 élèves finalistes et cinq étudiants et étudiantes ont bénéficié de cet accompagnement financier, après avoir participé aux différentes évaluations organisées dans le cadre du programme.

Cette cérémonie vient conclure un processus engagé plusieurs semaines auparavant. La deuxième édition de « Masomo ni Ndjiya » avait été officiellement lancée le 31 juillet 2026, également à l’hôtel Congo Palace. Pour les élèves retenus, le dispositif prévoit notamment la prise en charge des frais scolaires, de dissertation et de l’Examen d’État.
Plus de 260 candidats au concours
L’engouement avait été important. Le 16 août 2026, plus de 260 élèves finalistes, filles et garçons, avaient participé au concours organisé à l’Athénée secondaire de Kisangani. Les candidats avaient notamment été évalués en français, mathématiques et culture générale.
Le programme ne s’arrête pas à l’enseignement secondaire. Cinq bénéficiaires issus de la première promotion avaient également été sélectionnés après une nouvelle évaluation pour poursuivre leur cursus universitaire avec un accompagnement annoncé jusqu’au niveau de la licence.
Samedi, cette ambition éducative a pris la forme concrète de bourses remises aux nouveaux bénéficiaires.
Prenant la parole devant les jeunes et leurs familles, le coordonnateur de la Fondation, Pierre Darmel Kalongo Mendela; dont la fonction est également confirmée par le site officiel de l’organisation; a replacé l’initiative dans une problématique plus large : celle des jeunes dont le parcours scolaire risque d’être interrompu faute de moyens financiers.

« Un enfant qui abandonne ou poursuit ses études dans des difficultés financières, ce n’est pas seulement une famille qui souffre, c’est toute une communauté qui s’éteint », a-t-il déclaré.
Pour le coordonnateur, l’aboutissement de cette deuxième édition traduit l’engagement de la Fondation en faveur de l’accès à l’éducation et de la continuité des études.
L’éducation au centre du message
Devant l’assistance, Pierre Kalongo Mendela a insisté sur la place de l’instruction dans la construction d’une société. Évoquant la célèbre formule attribuée à Victor Hugo sur l’école et la prison, il a présenté l’éducation comme un moyen d’ouvrir des perspectives aux jeunes et de prévenir certains comportements à risque.
Son message s’est également adressé aux familles.
Le coordonnateur a félicité les parents qui ont encouragé leurs enfants à participer aux tests de sélection. Pour lui, investir dans la formation d’un jeune revient à préparer non seulement son avenir individuel, mais également celui de sa communauté.
Il a, dans le même esprit, plaidé pour une multiplication des efforts et des investissements consacrés à l’éducation, considérée comme un levier du développement social et de l’épanouissement de la jeunesse.
Mais le message le plus direct était destiné aux 35 bénéficiaires.
« Cette bourse n’est pas un cadeau, c’est un contrat. Un contrat entre vous et votre avenir », leur a lancé Pierre Kalongo Mendela.
Derrière l’aide financière, la Fondation attend ainsi des bénéficiaires discipline, travail et détermination dans la poursuite de leur cursus.
Le coordonnateur leur a également demandé de ne pas considérer cette solidarité comme un geste à sens unique. Une fois leurs études achevées et leur situation améliorée, les bénéficiaires ont été encouragés à soutenir, à leur tour, d’autres jeunes confrontés aux mêmes difficultés.
L’objectif affiché est de créer une chaîne de solidarité autour de l’éducation, dans laquelle les bénéficiaires d’aujourd’hui pourraient devenir les soutiens de demain.
Une initiative désormais inscrite dans la durée
La remise organisée samedi s’inscrit dans la continuité d’un programme déjà expérimenté. En septembre 2025, la Fondation avait remis des bourses à 25 élèves de Kisangani à l’issue d’un concours, avec une prise en charge annoncée des frais scolaires de l’année, de la dissertation, de l’Examen d’État ainsi que des kits scolaires.
La cérémonie de cette deuxième édition s’est déroulée en présence du PROVED, de plusieurs invités, des parents ainsi que des élèves et étudiants bénéficiaires.

À travers « Masomo ni Ndjiya », la Fondation Guy Ramy Lonia entend poursuivre l’accompagnement des jeunes dont la scolarité ou les études supérieures peuvent être fragilisées par les contraintes financières.
À Kisangani, les 35 bourses remises samedi matérialisent désormais cet engagement : 30 finalistes et cinq étudiants disposent d’un appui pour poursuivre leur formation. Pour eux, après les tests et la sélection, commence désormais l’étape sur laquelle la Fondation a particulièrement insisté : transformer l’opportunité reçue en résultats, puis, à terme, prolonger la solidarité auprès d’autres jeunes.
Trésor Makaya

