Héritier Isomela remercie les autorités nationales et provinciales, le BCECO et la population mobilisée, tout en appelant à poursuivre le suivi des travaux des 15 kilomètres de voirie promis à Lubunga.
À Kisangani, dans la province de la Tshopo, la question de la modernisation de la commune de Lubunga continue de mobiliser les acteurs locaux. Quelques jours après les démarches entreprises par les forces vives, la société civile, les associations citoyennes, les groupes de pression, les jeunes et la notabilité, une évolution favorable du dossier relatif aux travaux de voirie urbaine a été annoncée.
Invité sur le média en ligne RDC60 Politique, le notable de Lubunga, Héritier Isomela, a exprimé sa satisfaction à la suite des informations communiquées par les autorités compétentes. Selon lui, cette évolution constitue un signal encourageant pour une population qui s’était fortement mobilisée afin d’obtenir une meilleure prise en charge du projet de modernisation des infrastructures routières de la commune.
« Aujourd’hui, nous voulons partager la joie de toute une population après la bonne nouvelle que nous venons de recevoir des autorités. Nous saluons particulièrement le Bureau Central de Coordination (BCECO), établissement public du Gouvernement central, qui a compris que la démarche engagée par les leaders de Lubunga était une démarche noble, légitime et motivée uniquement par l’intérêt général », a déclaré Héritier Isomela.
Un plaidoyer porté par les forces vives de Lubunga
Le notable est revenu sur les événements ayant précédé cette annonce. Il rappelle que, ces derniers jours, plusieurs composantes de la société locale s’étaient unies pour attirer l’attention des autorités locales, urbaines, provinciales et nationales sur ce qu’elles considéraient comme des insuffisances dans l’exécution du projet de voirie urbaine.
Selon ses explications, cette mobilisation avait réuni les associations citoyennes, la société civile de Lubunga, les groupes de pression, la notabilité, les organisations de jeunes ainsi que plusieurs défenseurs des droits humains.
Leur objectif était d’obtenir des réponses concrètes afin que les travaux engagés répondent aux attentes de la population et respectent les ambitions du projet initial.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où les forces vives de Lubunga avaient récemment adressé un mémorandum aux autorités nationales pour demander une intervention sur la conduite du chantier, estimant que les préoccupations de la population méritaient une attention particulière.
Des remerciements adressés aux institutions de l’État
Au cours de son intervention, Héritier Isomela a tenu à remercier l’ensemble des institutions qu’il considère comme ayant contribué à cette évolution.
Il a d’abord rendu grâce à Dieu « pour le souffle de vie et l’inspiration » ayant permis la conduite du plaidoyer.
Il a ensuite exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Félix Tshisekedi, qu’il présente comme le porteur de la vision de modernisation de la voirie de Kisangani.
Le notable a également salué l’implication du Gouvernement de la République à travers la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ainsi que celle du ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qu’il qualifie de « patron direct du BCECO » et dont il souligne les efforts ayant, selon lui, contribué au dénouement de la situation.
Ses remerciements ont également été adressés au gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, qu’il félicite pour avoir compris, selon ses propos, le caractère légitime des revendications portées par la population de Lubunga.
Il a enfin salué le Directeur général du BCECO ainsi que l’ensemble des autorités administratives et techniques ayant facilité la recherche d’une solution.
Une reconnaissance envers la population mobilisée
Héritier Isomela a réservé une place importante à la population dans son message.
Il a remercié l’ensemble des habitants de la Tshopo, et particulièrement ceux de Lubunga, pour leur accompagnement durant toute la période de mobilisation.
Son message s’est également adressé aux leaders communautaires, à la notabilité, aux organisations citoyennes, aux défenseurs des droits humains ainsi qu’à la société civile de Lubunga, dont il a salué la solidarité et l’engagement.
Selon lui, cette dynamique collective a permis de faire entendre la voix de la commune auprès des différentes autorités compétentes.
« Le match n’est pas terminé »
Si l’annonce est accueillie avec satisfaction, Héritier Isomela estime néanmoins que le travail reste à poursuivre.
« Ce n’est pas encore la fin du match », a-t-il affirmé, expliquant qu’une nouvelle étape commence désormais : celle du suivi de la mise en œuvre effective des décisions prises.
Il invite ainsi la population à demeurer vigilante afin que les engagements annoncés se traduisent concrètement sur le terrain.
« Nous allons continuer à accompagner la concrétisation de la solution qui vient d’être trouvée par les autorités. Nous poursuivrons le suivi de ces travaux dans l’intérêt général », a-t-il indiqué.
Un projet stratégique pour Lubunga
La commune de Lubunga bénéficie d’un projet de réhabilitation et d’asphaltage d’environ 15 kilomètres de voirie urbaine, financé par le Gouvernement central à travers le Bureau Central de Coordination (BCECO). Lancé officiellement en avril 2026, ce chantier s’inscrit dans les programmes publics de modernisation des infrastructures et vise notamment à améliorer la mobilité, désenclaver cette partie de Kisangani et soutenir le développement économique local.
Au terme de son intervention, Héritier Isomela a renouvelé son appel à la confiance entre la population, la société civile et les leaders communautaires.
« Tout ce que nous recherchons, c’est l’intérêt général. Nous sommes tous Congolais, nous sommes tous Tshopolais, nous sommes tous Boyomais. Nous continuerons à agir avec prudence, stratégie et responsabilité afin que la population puisse effectivement bénéficier des quinze kilomètres de voirie promis par le Président de la République », a-t-il conclu.
À Lubunga, cette nouvelle étape est accueillie comme un encouragement à poursuivre le dialogue entre les citoyens et les institutions, avec, en ligne de mire, l’aboutissement d’un projet d’infrastructure attendu depuis de nombreuses années.
Aristote TALY

