Après le match nul historique entre la RDC et le Portugal, le sénateur Jean Bamanisa félicite les Léopards pour leur détermination et leur bravoure. Depuis Lubumbashi, il a également mis en avant le rayonnement international de la RDC, qu’il associe à la diplomatie conduite par le président Félix Tshisekedi, tout en plaidant pour une politique sportive structurée et durable.
Une rencontre qui a suscité un élan de fierté nationale
Le match nul obtenu par les Léopards de la République démocratique du Congo face au Portugal lors de la Coupe du monde 2026 a provoqué une vague d’enthousiasme dans plusieurs villes du pays. Face à une sélection portugaise considérée parmi les grandes nations du football mondial, les Congolais ont suivi avec attention cette rencontre qui a marqué l’entrée de la RDC dans la compétition. Selon plusieurs médias congolais, cette performance a été largement saluée à travers le pays, où de nombreux supporters ont célébré ce résultat comme un exploit sportif.
À Lubumbashi, le sénateur Jean Bamanisa a tenu à féliciter les joueurs congolais pour leur engagement sur le terrain. Devant la presse, il a salué « la détermination » et « la bravoure » des Léopards, estimant que cette prestation constitue un motif de fierté pour la nation.
« On est très satisfait. Le Congo est dans une pente montante. Aujourd’hui, le Congo intéresse tout le monde et nous remercions pour cela le chef de l’État avec sa diplomatie active qui a fait connaître le Congo », a déclaré le sénateur.
Le sport comme vitrine du rayonnement international de la RDC
Dans son intervention, Jean Bamanisa a également établi un lien entre la visibilité internationale acquise par la RDC et les efforts diplomatiques menés ces dernières années par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Selon lui, les nombreux déplacements et initiatives diplomatiques du chef de l’État ont contribué à renforcer la présence du pays sur la scène internationale.
« Au premier mandat, beaucoup de gens disaient que le chef de l’État voyage beaucoup. Mais vous voyez aujourd’hui les conséquences. Le Congo est soutenu, respecté et aimé », a-t-il affirmé.
Pour le sénateur, l’image renvoyée par les Léopards lors de leur confrontation avec le Portugal dépasse le simple cadre sportif. Elle participe également à la visibilité de la RDC auprès de l’opinion internationale.
« Hier encore plus, le Congo a été aimé parce qu’on a vu le Congo face au Portugal et nous avons été heureux, en tout cas ici à Lubumbashi, de suivre cela », a-t-il ajouté.
« Même si c’est un match nul, nous l’avons gagné »
Revenant sur le résultat de la rencontre, Jean Bamanisa a souligné la portée symbolique de la performance réalisée par les Léopards.
« Même si c’est un match nul, nous l’avons gagné. C’est une victoire », a-t-il déclaré, avant d’adresser ses encouragements aux joueurs pour la suite de la compétition.
Le sénateur a invité l’équipe nationale à poursuivre son parcours avec sérénité et discipline.
« Nous leur demandons de nous ramener encore d’autres victoires et nous pensons que c’est possible, qu’ils jouent tranquillement, qu’ils ne perdent pas la tête. »
Ces propos interviennent alors que la sélection congolaise bénéficie d’un important soutien populaire à travers le pays et au sein de la diaspora, plusieurs responsables politiques ayant également salué la prestation des hommes de Sébastien Desabre après la rencontre face au Portugal.
Au-delà de l’émotion, la question de la politique sportive
Délaissant ensuite le registre de la célébration, Jean Bamanisa a repris sa « casquette de sénateur » pour soulever une question qu’il juge essentielle : celle de l’organisation du sport en RDC.
Selon lui, les résultats ponctuels obtenus par les équipes nationales doivent conduire à une réflexion plus large sur la politique sportive du pays.
« Maintenant, la politique, là où je vais reprendre ma casquette de sénateur, c’est quelle est la politique sportive de notre pays ? Est-ce que c’est seulement aller quand il y a des matchs ou bien il y a une politique ? »
Membre de la commission chargée du suivi et de l’évaluation des politiques publiques, il a rappelé que chaque secteur de la vie nationale doit être encadré par une stratégie clairement définie.
Dans cette perspective, il a évoqué plusieurs défis structurels : la formation des jeunes sportifs, l’encadrement professionnel des athlètes, la gestion des infrastructures et la définition d’un cadre juridique adapté au développement du sport.
« Où sont les écoles de formation ? Où sont les statuts des sportifs ? Quels sont les statuts des entreprises qui gèrent les sportifs ? Les entreprises qui gèrent les installations sportives ? »
Le défi de transformer le potentiel démographique en excellence sportive
Pour Jean Bamanisa, la RDC dispose d’un potentiel humain considérable qui pourrait constituer un levier majeur de développement du sport de haut niveau.
Avec une population estimée à plus de 110 millions d’habitants, le pays possède un vaste réservoir de talents susceptibles d’émerger dans différentes disciplines.
« Tout ça, il faut une politique parce qu’on est 110 millions de personnes. On peut produire justement des sportifs de très grande qualité », a-t-il souligné.
Cette réflexion rejoint un débat régulièrement évoqué dans les milieux sportifs congolais : celui de la nécessité d’investir davantage dans les centres de formation, les infrastructures et les mécanismes d’accompagnement des athlètes afin de transformer le potentiel du pays en performances durables sur la scène internationale.
Une fierté nationale portée par les Léopards
Au terme de son intervention, le sénateur a renouvelé ses félicitations à l’équipe nationale et exprimé sa satisfaction face à l’élan patriotique suscité par cette rencontre.
« Nous remercions en tout cas et félicitons notre équipe des Léopards. Nous étions hier en tenue Léopard et nous étions vraiment fiers de cette victoire. »
Au-delà du score, le match RDC–Portugal restera comme l’un des moments marquants du parcours des Léopards dans cette Coupe du monde 2026. Pour de nombreux Congolais, cette prestation a illustré la capacité de l’équipe nationale à rivaliser avec les plus grandes sélections du football mondial tout en ravivant, le temps d’un match, un sentiment partagé de fierté et d’unité nationale.
Aristote TALY

