À l’approche de la fin de l’année scolaire 2025–2026, plusieurs établissements scolaires publics et privés de la province de la Tshopo sont confrontés à une pénurie préoccupante de bulletins scolaires officiels, et ce, malgré la contribution financière exigée en début d’année auprès des élèves.
En effet, conformément à l’arrêté provincial en vigueur, chaque élève avait versé une somme de 1 000 francs congolais destinée à l’impression et à la distribution des bulletins. Cependant, à quelques jours de la clôture des cours, ces documents essentiels restent indisponibles dans de nombreuses écoles, suscitant incompréhension et inquiétude au sein des familles.
Selon les informations recueillies, cette pénurie touche plusieurs niveaux d’enseignement, notamment les classes de 7ᵉ et 8ᵉ années ainsi que les 1ʳᵉ, 2ᵉ et 3ᵉ années, toutes options confondues. Toutefois, certaines exceptions sont signalées, notamment pour la 1ʳᵉ année littéraire et les classes de 4ᵉ année dans les sections Hommes de profession et formation professionnelle, où les bulletins sont disponibles.Face à cette situation, parents et élèves s’interrogent sur l’utilisation des fonds déjà collectés.
Plusieurs responsables d’établissements évoquent des difficultés au niveau de la chaîne de production et de distribution, en particulier au sein du Service National des Publications et des Impressions (SENAPI), ainsi que des retards dans l’acheminement des documents vers la province. Pourtant, la disponibilité des bulletins avait été annoncée au niveau national dès février 2026, sans effet concret sur le terrain en Tshopo.
Les conséquences de cette pénurie sont déjà visibles. Dans plusieurs écoles, il est impossible de remettre les bulletins officiels aux élèves et à leurs parents, ce qui risque d’entraîner des retards dans la validation des résultats et le passage en classe supérieure. Cette situation complique également la constitution des dossiers nécessaires pour les inscriptions ou la participation aux examens officiels.
Afin de limiter les perturbations, la Direction provinciale de l’Éducation a autorisé le recours aux bulletins provisoires. Ces documents, lorsqu’ils sont dûment signés et cachetés par les chefs d’établissement, disposent d’une valeur légale équivalente aux bulletins officiels en attendant leur disponibilité. Les autorités ont par ailleurs insisté sur le fait qu’aucun frais supplémentaire ne doit être exigé aux familles pour leur délivrance.
Les autorités provinciales assurent suivre de près l’évolution de la situation et annoncent l’arrivée prochaine des bulletins définitifs dans les établissements concernés. Elles prévoient également des contrôles afin de vérifier la bonne gestion des fonds perçus en début d’année scolaire.Cette pénurie remet en lumière les défis liés à la gestion et à la distribution des documents scolaires officiels, dans un contexte où la transparence et l’efficacité du système éducatif restent fortement attendues par les parents et les élèves.

