Kinshasa, le 22 avril 2026, Dans un pays où l’étalement urbain semble souvent défier les lois de la géométrie et de la raison, une petite révolution législative s’apprête à redessiner l’avenir des cités congolaises. En portant la proposition de loi créant l’Ordre national des urbanistes, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi ne propose pas seulement un cadre réglementaire ; il pose l’acte fondateur d’une République qui décide enfin de dompter son destin spatial.
Le réveil des bâtisseurs de l’ombre
Longtemps relégués au second plan derrière les ingénieurs en BTP ou les architectes, les urbanistes congolais sortent enfin de l’ombre. La Corporation des urbanistes congolais (CUC) par son président national Joël Kyana Basila et aussi membre actif de l’Expo Béton, a accueilli avec une émotion manifeste et un profond respect l’initiative parlementaire de l’honorable Jean Bamanisa Saïdi. Pour ces experts de la cité, cette proposition de loi n’est pas une simple formalité administrative : c’est une reconnaissance de leur expertise et, surtout, le rempart nécessaire contre l’anarchie qui grignote les paysages urbains.

« Cet acte constitue une avancée majeure », souligne la corporation dans un message vibrant de gratitude. Pour la première fois, la profession se voit offrir les outils d’une régulation éthique et rigoureuse. L’objectif est clair : passer d’une urbanisation subie à une planification choisie.
Bamanisa : l’architecte du maillage territorial
Ce n’est pas un hasard si ce texte émane de Jean Bamanisa Saïdi. Ancien gouverneur, figure de proue de l’industrie et initiateur d’Expo Béton, le sénateur a fait de la transformation structurelle de la RDC son cheval de bataille. Il a compris, bien avant d’autres, que le développement économique de la nation passe par la solidité de ses fondations urbaines.
En proposant la création de cet ordre, il répond à une urgence nationale. Dans une RDC appelée à accueillir plus de 100 millions de citadins d’ici quelques décennies, l’absence de régulation constituait une bombe à retardement. Cette loi vient ainsi combler un vide abyssal, offrant enfin une boussole aux maires et aux gouverneurs pour une gouvernance cohérente des territoires.
Au-delà du papier : un enjeu de résilience
Le texte porté par le sénateur Bamanisa ne se contente pas de structurer une corporation ; il définit une vision. Celle de villes « mieux planifiées, inclusives et résilientes ». Derrière ces termes techniques se cache une dimension profondément humaine :
- La sécurité : éviter les constructions en zones sinistrées ou érosives.
- L’éthique : sanctionner les pratiques douteuses dans l’attribution des sols.
- La durabilité : penser des villes qui respirent, capables de résister aux chocs climatiques de demain.
La Corporation des urbanistes congolais ne s’y est pas trompée. En assurant le sénateur de son « engagement sans faille à accompagner ce processus », elle scelle un pacte entre le politique et l’expert au service du bien commun.
L’aube d’une nouvelle ère
L’initiative de l’honorable Bamanisa est le signal que la RDC est prête à changer de paradigme. Il ne s’agit plus de construire pour aujourd’hui, mais de planifier pour les générations qui hériteront de ces cités.
Alors que le texte poursuit son chemin législatif, l’espoir grandit de voir émerger des villes où le chaos cède la place à l’harmonie. Un héritage que Jean Bamanisa Saïdi, en véritable visionnaire, est en train de léguer à la postérité. Ensemble, urbanistes et législateurs s’apprêtent à relever le plus noble des défis : bâtir la RDC de demain, pierre par pierre, plan par plan.
Aristote TALY
