BUTA, 24 avril 2026 – Sous la présidence de Son Excellence Mike-David Mokeni Amisi, le gouvernement provincial du Bas-Uélé a franchi une étape historique dans sa stratégie d’aménagement du territoire et de développement industriel.
La réunion du Conseil des ministres de ce jeudi 23 avril restera gravée dans les annales comme le catalyseur d’une transformation profonde. En mettant fin à des impasses juridiques de longue date et en structurant l’exploitation de ses ressources, l’exécutif provincial place résolument le Bas-Uélé sur la carte des grandes puissances minières de la République démocratique du Congo.

Le déverrouillage de Bili-Uéré : une victoire diplomatique et territoriale
Le point d’orgue de cette séance stratégique a été la salutation unanime des démarches diplomatiques et administratives intenses menées personnellement par le Gouverneur. Historiquement, l’immense potentiel aurifère de la région était verrouillé par les stricts statuts de conservation du domaine de chasse de Bili-Uéré, figeant tout espoir d’industrialisation. Grâce à sa vision institutionnelle et à sa ténacité, Mike-David Mokeni Amisi a obtenu la signature d’un arrêté crucial par le ministre national de l’Environnement, portant sur la désaffectation d’une partie stratégique de ce domaine.

Cette mesure, qui cible spécifiquement la chefferie Gaya à Baye (territoire de Bondo), constitue un véritable coup de maître. En libérant cette zone autrefois sous contrainte, Son Excellence réussit là où beaucoup avaient échoué. Cet acte juridique majeur libère un potentiel économique sans précédent, permettant au Bas-Uélé de faire son entrée solennelle dans le cercle des provinces minières du pays, tout en garantissant un encadrement spatial désormais rationalisé.
La Société Minière du Bas-Uélé : de l’anarchie à l’ère industrielle
Faisant suite à cette avancée administrative, le Gouverneur a annoncé une nouvelle d’envergure qui redessine l’architecture économique locale : la mise en service officielle de la Société Minière du Bas-Uélé. Conçue comme le nouveau bras institutionnel de l’État provincial, cette structure est appelée à piloter l’exploitation des richesses du sous-sol dans les territoires de Bondo et de Poko, terres historiquement réputées pour leurs gisements, mais jusqu’ici marquées par une véritable hémorragie liée à l’orpaillage informel.

La création de cette société marque la fin d’une exploitation artisanale désordonnée et pose les bases d’une industrie structurée. Assumant pleinement sa fonction de régulation, le Gouverneur a émis des directives impératives pour assainir le secteur. La rupture avec les anciennes pratiques opaques est désormais actée : le ministre sectoriel publiera sous peu une circulaire fixant un délai strict pour que les artisans et exploitants miniers (AFM) se conforment aux normes en vigueur.

Plus audacieux encore, dans une démarche de souveraineté financière, le Gouverneur exige que les redevances soient désormais versées exclusivement en monnaie locale. Cette mesure forte vise à renforcer les liquidités de la province, à stabiliser le tissu macroéconomique local et à garantir une traçabilité totale et transparente des revenus publics.
Infrastructures et cohésion sociale : bâtir pour la jeunesse
Cependant, l’ambition de l’administration Mokeni Amisi ne s’arrête pas aux frontières de l’industrie extractive ; elle s’étend également aux infrastructures publiques et au bien-être des citoyens. Liant croissance économique et développement humain, le Gouverneur a confirmé le lancement effectif, dès la semaine prochaine, des travaux de construction du stade provincial au bloc CELPA, en plein cœur de Buta.
Ce projet d’envergure dépasse la simple architecture sportive. Il constitue un puissant levier de cohésion sociale et de fierté collective, destiné à fédérer la jeunesse et à redynamiser l’espace urbain. Il incarne la volonté de transformer les dividendes de la terre en infrastructures durables.
L’heure de la gestion axée sur les résultats
En clôture de cette séance historique, le chef de l’exécutif a rappelé ses ministres à un impératif catégorique : la gestion axée sur les résultats (GAR). L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’évaluation par l’impact. L’abnégation, la rigueur et l’engagement patriotique constituent désormais les seuls baromètres de l’action gouvernementale.
À travers ces réformes audacieuses, le gouvernement Mokeni Amisi ne se contente pas d’administrer le Bas-Uélé ; il en façonne la prospérité, démontrant que lorsque la rigueur administrative rencontre l’ambition industrielle, le développement devient une réalité tangible.
Aristote TALY
