C’est un retour qui ne passe pas inaperçu dans les travées de l’Assemblée provinciale de la Tshopo. Sous le ciel lourd de Kisangani, l’honorable Senold Tandia Akomboyo, surnommé affectueusement le « Muzalendu » (le patriote), a repris son siège de député après une parenthèse au sein de l’exécutif. Plus qu’une simple formalité administrative, ce retour a pris les traits d’un plaidoyer vibrant pour l’excellence, la stabilité et le salut du peuple boyomais.

le retour du « Muzalendu », un souffle d’éthique au cœur de l’hémicycle
Après avoir servi au sein du gouvernement provincial, Senold Tandia Akomboyo réintègre l’Assemblée avec une ambition intacte : transformer la politique en un acte de vertu. Entre gratitude populaire et vision institutionnelle, le député trace une ligne de crête entre collaboration nécessaire et exigence de contrôle.

Le socle de la gratitude

Dès ses premiers mots, l’honorable Tandia a tenu à briser la distance protocolaire pour s’adresser directement à sa base. Pour lui, son passage au gouvernement n’a pas été une fin en soi, mais un laboratoire de l’action publique dont la réussite puise sa source dans le soutien populaire.

« Si les actions que j’ai portées ont été couronnées de résultats appréciables, c’est grâce à la force morale que vous m’avez toujours transmise », a-t-il lancé avec une émotion palpable. En rendant hommage à cette « force morale », il rappelle que l’élu n’est rien sans le souffle de ceux qu’il représente. Ce lien indéfectible, il le qualifie de moteur de son engagement « infaillible et inébranlable ».
La stabilité : ni laxisme ni capitulation
Le point d’orgue de son intervention a sans doute été sa définition, précise et rigoureuse, de la stabilité institutionnelle. Dans une province souvent en quête de repères politiques, le « Muzalendu » a tenu à clarifier les règles du jeu. Pour lui, la stabilité ne doit être ni un « blanc-seing » accordé à l’exécutif, ni une excuse pour la passivité législative.
Au contraire, il la conçoit comme la « cheville ouvrière » du développement. S’appuyant sur la sagesse de Félix Houphouët-Boigny — « La paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement » —, il a exhorté ses collègues à une collaboration saine. « Une collaboration n’est pas une capitulation », a-t-il martelé, mais une exigence supérieure pour répondre à l’urgence sociale, particulièrement dans un contexte national marqué par les défis sécuritaires et l’agression du pays.
Un mandat placé sous le signe de l’excellence
Le ton est donné : le retour de Senold Tandia Akomboyo marque le début d’une lutte pour « imprimer l’excellence et la vertu » au service de l’État. Son discours, teinté d’une dimension spirituelle et patriotique, s’est conclu par un vibrant appel à l’unité nationale derrière le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, dans sa mission de reconquête de l’intégrité territoriale.
En citant le Psaume 127 : « Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain », l’élu de la Tshopo place son action sous une protection divine, tout en rappelant aux décideurs que la performance du secteur public sera le seul juge de leur passage aux affaires.
Pour la Tshopo, ce retour à l’hémicycle n’est pas seulement celui d’un homme, mais celui d’une vision : celle d’une politique qui refuse la médiocrité pour se consacrer, enfin, au bien-être du souverain primaire. Le « Muzalendu » est de retour, et avec lui, une exigence de dignité pour tout un peuple.
Aristote TALY
