Après une saison mémorable en Linafoot Ligue 2 (Zone Est A), l’Étoile du Congo, fleuron sportif de la province du Bas-Uélé, trône au sommet de sa région. Ce samedi 18 avril 2026, au cœur de l’enceinte bouillonnante du stade Lumumba de Kisangani, cet exploit a pris une dimension quasi onirique. En récompensant ses héros d’une enveloppe de 10 000 dollars, le gouverneur Mike-David Mokeni a célébré une victoire historique tout en posant les jalons d’un avenir continental.
L’APOTHÉOSE AU MYTHIQUE STADE LUMUMBA
C’est sous le ciel de Kisangani, épicentre d’un championnat âprement disputé, que l’histoire s’est écrite. Longtemps perçue par certains comme un simple outsider, la formation venue de Buta a déjoué tous les pronostics avec une régularité impressionnante, s’imposant comme le maître incontesté de la Zone Est A.
Le match de gala organisé ce week-end n’était donc pas une simple formalité sportive. C’était la communion de tout un peuple derrière ses ambassadeurs. L’émotion était palpable : les joueurs de l’Étoile du Congo, qui ont porté haut l’étendard du Bas-Uélé tout au long de cette campagne éprouvante, ont reçu un hommage à la mesure de leurs sacrifices et de leur talent.
UNE RECONNAISSANCE SONNANTE ET TRÉBUCHANTE
Dans un geste mêlant la bienveillance d’un père de la province à l’exigence d’un leader, le gouverneur Mike-David Mokeni a posé un acte fort. En remettant une prime exceptionnelle de 10 000 dollars à l’effectif, l’autorité provinciale ne s’est pas contentée des traditionnelles poignées de main. Elle a valorisé la sueur, l’effort et la discipline de ces jeunes athlètes.
Pour ces joueurs, qui affrontent bien souvent la dure réalité du football local, cette manne financière est bien plus qu’une récompense : c’est une véritable bouffée d’oxygène, un puissant moteur de motivation et le signal clair que l’excellence est reconnue à sa juste valeur.
LA CULTURE DE L’INVINCIBILITÉ
Le point d’orgue de cette journée de célébration s’est déroulé loin des caméras, lors d’une causerie morale poignante. Fidèle à son tempérament de bâtisseur, Mike-David Mokeni a insufflé une confiance inébranlable dans l’esprit de ses protégés. Refusant le moindre complexe d’infériorité, il a rappelé que son club ne craignait personne.
Sa déclaration, tranchante et pleine d’assurance, résonne déjà comme un mantra chez les supporters : « Qu’on organise une phase retour, un play-off ou même 50 matchs, Étoile du Congo restera toujours champion. » Par ces mots, le gouverneur instaure une véritable culture de la gagne. Il forge une armure psychologique autour de ses joueurs, désormais convaincus que rien ne peut ébranler leur cohésion.
LA LIGUE 1 DANS LE VISEUR, L’AFRIQUE DANS LE CŒUR
Ce sacre régional, aussi savoureux soit-il, n’est cependant qu’un point de départ. Pour le comité dirigeant, l’Étoile du Congo n’est pas née pour se contenter éternellement des seconds rôles de l’antichambre du football national. Les ambitions sont désormais affichées avec une clarté désarmante : décrocher le ticket pour l’élite, la Linafoot Ligue 1, dès la fin de cette saison.
Et l’horizon du Bas-Uélé ne s’arrête pas aux frontières nationales. L’objectif, à moyen terme, est d’exporter ce talent sur la scène africaine, de se mesurer aux cadors du continent lors des prestigieuses compétitions interclubs.
Aujourd’hui, l’Étoile du Congo porte admirablement bien son nom. Au-delà du rectangle vert, le club est devenu le symbole éclatant d’une province en pleine renaissance. Avec le soutien indéfectible de son gouverneur et la détermination de ses joueurs, le représentant de Buta vient d’envoyer un message limpide au football congolais : il faudra désormais compter avec lui. La belle histoire, assurément, ne fait que commencer.
Aristote TALY
