À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, commémorée le 8 mars 2026, les femmes de la Convention fédérale du Congo (CFC), inter-fédération de la Tshopo, se sont réunies à Kisangani pour une rencontre d’échanges et de mobilisation consacrée à la place stratégique de la femme dans le développement de la société.
Organisée dans un esprit de réflexion et d’engagement, cette activité a rassemblé de nombreuses participantes autour d’un objectif clair : renforcer la conscience du rôle déterminant que la femme peut jouer dans la transformation sociale et économique de la province.
UNE INVITATION FORTE À L’ENGAGEMENT FÉMININ
Invitée d’honneur de cette rencontre, la ministre provinciale des Finances de la Tshopo Arlène Botshaka Boyale, a livré une intervention marquée par la conviction et la pédagogie.
Face à l’assistance, la ministre a insisté sur la place incontournable de la femme dans la construction d’une société prospère et équilibrée. Selon elle, aucun projet de développement durable ne peut aboutir sans la participation active des femmes.
Dans un message direct et mobilisateur, elle a rappelé que la transformation de la société congolaise dépend largement de l’engagement féminin.
« Il n’y a pas de développement possible sans la femme », a-t-elle affirmé avec force, invitant les femmes de la Tshopo à devenir les véritables actrices du changement et à initier elles-mêmes l’évolution des mentalités.
LA FEMME, SOCLE DE LA SOCIÉTÉ
Au cœur de son intervention, la ministre a mis en lumière le rôle fondamental que joue la femme dans l’équilibre social. Première éducatrice au sein de la famille et pilier de la communauté, elle constitue, selon elle, le moteur des dynamiques capables d’impulser un véritable progrès.
Pour Arlène Botshaka Boyale, lorsque la femme développe une nouvelle vision et s’engage pleinement dans la vie sociale, économique et politique, elle devient une force capable d’entraîner toute la société dans une dynamique de transformation.
Elle a ainsi encouragé les femmes à croire en leur potentiel et à investir davantage les espaces de décision, convaincue que leur contribution demeure essentielle à l’avenir de la province.
UN PLAIDOYER POUR LE LEADERSHIP FÉMININ EN RDC
Profitant de cette tribune, la ministre provinciale des Finances a également salué la politique d’ouverture en faveur des femmes impulsée au sommet de l’État par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Elle a exprimé sa reconnaissance pour la confiance accordée aux femmes dans la gestion des affaires publiques, rappelant que l’accession d’une femme à la primature constitue un signal fort pour la promotion du leadership féminin enRépublique démocratique du Congo.
Dans le même élan, elle a rendu hommage au gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, saluant sa volonté d’intégrer plusieurs femmes à des postes stratégiques au sein du gouvernement provincial.
Selon elle, cette démarche démontre clairement que les femmes disposent des compétences et de la capacité nécessaires pour assumer des responsabilités majeures dans la gestion publique.
UN MESSAGE DE SOLIDARITÉ ENVERS LES FEMMES DE L’EST
Au-delà des enjeux liés au leadership féminin, la ministre a également attiré l’attention sur la situation préoccupante des femmes vivant dans l’Est du pays, confrontées à une insécurité persistante.
Évoquant la détresse des déplacées, des veuves de militaires et des nombreuses victimes de la guerre, elle a lancé un appel à la solidarité.
Elle a encouragé les femmes de la Tshopo à porter dans leurs pensées et leurs actions ces femmes durement touchées par les conflits, en faisant preuve de compassion et de soutien.
UNE VOIX FÉMININE AU SERVICE DE LA TSHOPO
Reconnue pour sa rigueur et son sens élevé du devoir, Arlène Botshaka Boyale a conclu son intervention par un message d’espoir et de confiance.
S’adressant directement aux participantes, elle a encouragé les femmes à assumer pleinement leur rôle dans la société et à croire en leur capacité de transformation.
« Vous êtes fortes, vous êtes des leaders. Si nous croyons en nous-mêmes, nous pouvons accomplir de grandes choses », a-t-elle lancé, sous les applaudissements nourris de l’assistance.
À travers cette rencontre, les femmes de la CFC/Tshopo ont ainsi réaffirmé leur volonté de faire de la femme un acteur central du développement et du progrès dans la province.
Aristote TALY

