La 34ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres d’AfricaRice s’est ouverte le mercredi 4 novembre 2026 à Abidjan, sous la présidence de la ministre congolaise Marie-Thérèse Sombo. Les travaux, prévus jusqu’au 6 novembre, portent sur la qualité, le prix et la commercialisation du riz produit en Afrique.
La République démocratique du Congo assure depuis le début de 2026 la présidence en exercice du Conseil des ministres du Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice). À Abidjan, elle est représentée par la professeure Marie-Thérèse Sombo, ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations. Le secrétaire général à la Recherche scientifique, le directeur général de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) et un expert l’accompagnent.
Accueillie à son arrivée par son homologue ivoirien, Adama Diawara, la ministre congolaise préside des travaux qui réunissent, dans le quartier du Plateau, des représentants des États membres, des chercheurs, des organisations de producteurs et des acteurs du secteur privé. Le Zimbabwe participe à la rencontre en qualité de pays invité d’honneur.

La qualité et le prix du riz au cœur des échanges
“Renforcer la compétitivité et la commercialisation du riz produit en Afrique” est le thème de cette session. À l’ouverture, Adama Diawara, qui représentait le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé, a appelé à améliorer la qualité du riz local et à le rendre plus abordable pour les consommateurs, tout en assurant des revenus viables aux producteurs et aux autres acteurs de la filière.

Le ministre ivoirien a également mis en avant la sélection de variétés adaptées aux conditions locales et une meilleure gestion de l’eau et des sols. La qualité du riz vendu se joue aussi après la récolte. AfricaRice travaille par exemple sur l’étuvage, un traitement à la vapeur qui, avant le décorticage, aide à limiter les brisures et à obtenir un grain plus uniforme.

L’INERA et la recherche sur le riz en RDC
Pour la délégation congolaise, la session est l’occasion de renforcer la coopération scientifique autour de l’INERA. L’institut dispose déjà d’un programme rizicole à Yangambi, dans la Tshopo. Dans son rapport scientifique de 2023, il documente des essais menés sur 160 lignées de riz pour repérer celles qui méritaient d’être testées davantage. Les chercheurs ont notamment examiné le rendement, la durée du cycle et les caractéristiques des grains.

Le programme annoncé à Abidjan prévoit une réunion technique, une séance du Comité des experts nationaux et une exposition de riz et de produits dérivés. La RDC, la Côte d’Ivoire et AfricaRice doivent y présenter des avancées de la recherche rizicole et leur contribution aux efforts d’autosuffisance. Cette exposition figure au programme aux côtés de la séance plénière du Conseil des ministres.

Un centre de recherche qui réunit 28 pays
AfricaRice rassemble 28 États membres, dont la République démocratique du Congo. Installé à Abidjan, le centre travaille avec les organismes nationaux de recherche sur les variétés de riz, les systèmes de semences et les pratiques de culture. Le Conseil des ministres, où chaque État membre désigne un représentant, fixe les grandes orientations de l’organisation.

Créé en 1970 à l’initiative de onze pays africains, le centre portait à l’origine le nom d’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest. Il a adopté le nom de Centre du riz pour l’Afrique en 2009.

RDC60 Politique – Rédaction
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