Élu à l’unanimité le 30 octobre 2026 à Kinshasa, Eddy Lukuna Wabantu prend la tête de la Fédération nationale congolaise de sumo pour quatre ans. Avec une quarantaine d’athlètes répartis dans quatre provinces pilotes, la nouvelle équipe veut élargir la pratique de cette discipline dans les écoles et les quartiers, et accompagner les talents vers les compétitions internationales.
Sur l’aire de combat, deux lutteurs se font face, jambes fléchies, mains près du sol. Au premier contact, chacun cherche l’appui qui permettra de déséquilibrer son adversaire. Autour d’eux, d’autres pratiquants observent. Ces scènes de sumo en RDC donnent à voir une discipline de force, mais aussi de placement, de maîtrise et de précision.
Le sumo congolais ouvre un nouveau chapitre avec l’élection d’Eddy Lukuna Wabantu à la présidence de sa fédération nationale. Réunie vendredi 30 octobre à Kinshasa, l’assemblée générale extraordinaire l’a porté à l’unanimité à la tête d’un comité fédéral dont douze autres membres ont également été élus.
Les travaux ont été présidés par Jean Médard Kolamoyo, délégué du ministère des Sports et Loisirs, représentant la Direction des activités physiques et sportives. Le nouveau comité exercera un mandat de quatre ans.
Faire entrer le sumo dans les écoles et les quartiers
Eddy Lukuna Wabantu entend rendre la discipline plus accessible. Dans son intervention, le nouveau président a exprimé sa volonté d’élargir sa pratique, du plus jeune au plus âgé, et de permettre aux athlètes les plus talentueux de porter les couleurs de la RDC à l’international.
Il a remercié les délégués qui lui ont accordé leur confiance, notamment ceux de Kinshasa, du Kongo Central, du Haut-Katanga et du Lualaba. Ces quatre provinces pilotes regroupent actuellement une quarantaine d’athlètes.

Les écoles et les quartiers figurent au centre du projet annoncé. La nouvelle direction souhaite y faire découvrir le sumo et élargir le nombre de pratiquants, en s’appuyant sur les premiers foyers de cette discipline dans le pays.

Muluku Gloiria, une médaille de bronze à Marrakech
La présence congolaise s’exprime aussi dans les compétitions à l’étranger. Le lutteur Muluku Gloiria a remporté une médaille de bronze à Marrakech, au Maroc. La photographie de la cérémonie de remise des médailles témoigne de cette participation.

Cette distinction donne un visage aux athlètes congolais qui pratiquent le sumo. Leur représentation à l’international fait partie des ambitions affichées par le nouveau président fédéral.
Le championnat du Congo, une scène pour les lutteurs
Sur le plan national, une confrontation présentée sous l’appellation “combat du siècle” a été organisée dans le cadre du championnat du Congo par le général-major Massi Bamba, actuel deuxième vice-président de la fédération.
La séquence transmise à la rédaction montre deux lutteurs engagés dans un corps-à-corps, sous le regard de l’arbitre et d’un public rassemblé autour de l’aire de combat. Les changements d’appui et la recherche du déséquilibre rythment l’affrontement.


Un premier noyau de pratiquants dans quatre provinces
Les séances collectives montrent des athlètes qui travaillent leurs positions et observent les exercices de leurs partenaires. Ces groupes constituent la base sur laquelle la nouvelle équipe veut développer la discipline.

Parmi les précurseurs du sumo en RDC figure M. Apoto. La nouvelle direction entend poursuivre l’implantation de ce sport au-delà des quatre provinces pilotes, avec l’objectif annoncé de rapprocher sa pratique de nouveaux publics.

RDC60 Politique – Rédaction
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