Dans les champs d’Opala, les premières récoltes d’une nouvelle variété de riz mettent en lumière la politique agricole portée par le ministre d’État Muhindo Nzangi Butondo. Des producteurs saluent des résultats encourageants et espèrent désormais produire davantage pour répondre aux besoins alimentaires de la Tshopo.
À Opala, dans la province de la Tshopo, la « révolution agricole agressive » défendue par le ministre d’État chargé de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, commence à être confrontée à son principal juge : le terrain.

Les premières récoltes du NERICA 10 — New Rice for Africa — suscitent l’enthousiasme parmi les agriculteurs concernés. Dans les témoignages recueillis sur place, un producteur exprime sa satisfaction devant les résultats obtenus et remercie le ministre pour l’introduction de cette nouvelle variété. Pour son association, l’espoir est désormais de produire davantage, de participer plus fortement à la lutte contre la faim et de contribuer à réduire les difficultés récurrentes d’approvisionnement en riz dans la Tshopo.

L’expérience rejoint directement l’un des diagnostics posés par Muhindo Nzangi : la RDC dispose d’un potentiel agricole considérable, mais sa productivité demeure insuffisante, notamment en raison de la faiblesse du système semencier. En avril 2026, le ministre rappelait d’ailleurs avoir récemment visité Opala et plaidait pour la relance de la recherche et de la production de semences améliorées. Le riz figure, avec le maïs et le haricot, parmi les cultures jugées stratégiques pour la sécurité alimentaire nationale.
Le pari de la productivité
Selon les informations communiquées autour de l’expérience d’Opala, le NERICA 10 se distingue par sa forte productivité, sa précocité, sa résistance à des conditions pluviométriques difficiles, sa qualité gustative et sa facilité de cuisson. Les producteurs impliqués avancent un rendement pouvant dépasser 5 tonnes par hectare, une maturation très rapide et une capacité d’adaptation à différentes conditions de sol.
Ces performances rapportées localement devront toutefois être consolidées par des observations agronomiques sur plusieurs campagnes, les rendements et la durée de maturation pouvant varier selon les sols, la pluviométrie et les pratiques culturales.
Mais à Opala, l’essentiel est déjà visible : une politique agricole commence à rencontrer l’expérience quotidienne des cultivateurs.
Depuis son arrivée à la tête du ministère, Muhindo Nzangi a placé son action sous le slogan de la « révolution agricole agressive », avec une priorité affichée : augmenter rapidement la production des aliments de base consommés par les Congolais. Dans la Tshopo, cette politique s’est déjà traduite par le déploiement de tracteurs et d’intrants, la promotion de semences améliorées et l’accompagnement de jeunes agripreneurs.
La stratégie s’inscrit dans la campagne agricole 2025-2026 lancée sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi, autour d’une ambition de souveraineté alimentaire reposant notamment sur la recherche agricole, les semences améliorées, les intrants et la mécanisation.
À Opala, cette ambition n’est donc plus seulement formulée dans les discours. Elle se mesure désormais dans les rizières, à travers les premières récoltes et les attentes des producteurs.
Pour Muhindo Nzangi et son ministère, le défi sera maintenant de transformer ces premières expériences encourageantes en une dynamique durable et reproductible : davantage de semences performantes, davantage de producteurs accompagnés et, surtout, davantage de riz congolais disponible sur les marchés.
C’est sur cette capacité à passer de la semence à la production de masse que se jouera, dans la Tshopo comme ailleurs en RDC, la promesse de la « révolution agricole agressive ».
Aristote TALY
En savoir plus sur RDC60 Politique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

