Des députés nationaux et sénateurs membres de l’AFDC-A fidèles au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ont rendu publique ce mardi à Kinshasa une déclaration proposant une révision de la Constitution afin d’instaurer un régime présidentiel pur en République démocratique du Congo.
Dans leur déclaration, lue devant la presse, les élus estiment que le fonctionnement actuel des institutions repose sur une architecture hybride qui associe les caractéristiques du régime présidentiel et celles du régime parlementaire.
« Le système actuel est une construction qui mélange deux logiques institutionnelles et qui, dans la pratique, engendre des blocages », ont-ils affirmé.
Ils considèrent que cette configuration, héritée de la Constitution de 2006, est source de conflits de compétences au sein de l’Exécutif.
« Il est nécessaire de clarifier les responsabilités pour garantir l’efficacité de l’action publique », ont-ils ajouté.
Pour remédier à cette situation, les élus proposent que le Président de la République devienne l’unique détenteur du pouvoir exécutif, avec la prérogative de nommer l’ensemble des membres du gouvernement.


Les signataires de ce document dont la députée nationale Elysée Ichwama Litoka suggèrent également de remplacer l’élection présidentielle au suffrage universel direct par une élection du Chef de l’État par les députés nationaux et les sénateurs réunis en Congrès.
« Cette option permettrait de réduire significativement les coûts liés à l’organisation des élections présidentielles », ont-ils soutenu.
Parmi les autres propositions figurent l’allongement du mandat présidentiel à sept ans, le maintien du Parlement bicaméral, la suppression de la Caisse nationale de péréquation, la réduction de la rétrocession des recettes nationales aux provinces de 40 % à 20 %, ainsi que la nomination des gouverneurs et vice-gouverneurs de province par le Président de la République.
Les élus plaident également pour le maintien de la régionalisation des provinces et de la décentralisation des entités territoriales décentralisées, qu’ils considèrent comme des mécanismes adaptés à la diversité du pays.
Cette déclaration intervient dans un contexte où le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle reste sensible en RDC.
JKS

