Longtemps restée dans l’ombre de ses voisines, la province du Bas-Uélé s’apprête à vivre une révolution économique sans précédent. En obtenant la désaffectation d’une partie du domaine de chasse de Bili-Uélé, le gouverneur Mike-David Mokeni vient de réussir là où ses prédécesseurs avaient échoué pendant des décennies, ouvrant grand les portes d’un eldorado minier jusqu’ici inaccessible.
Le réveil d’un géant endormi
Dans les couloirs de l’administration congolaise, le dossier était devenu presque mythique, une sorte de serpent de mer administratif que l’on se transmettait depuis l’époque de la grande Province Orientale. Comment débloquer le potentiel colossal du territoire de Bondo, prisonnier d’un statut de zone protégée ? La réponse est venue d’une volonté politique de fer : celle de Mike-David Mokeni.
Le verdict est tombé avec la signature, par le ministre national de l’Environnement, de l’arrêté portant désaffectation d’une portion stratégique du domaine de chasse de Bili-Uélé, précisément en chefferie de Gaya, dans la localité de Baye. Ce n’est pas seulement un acte juridique ; c’est un acte de naissance. Celui d’une province qui, désormais, ne se contentera plus de regarder passer les richesses, mais compte bien s’inviter à la table des grands producteurs miniers de la République démocratique du Congo.
Un coup de maître diplomatique et administratif
Réussir une telle opération dans un pays où les questions foncières et environnementales sont d’une complexité redoutable relève de la haute voltige. Pour Mike-David Mokeni, ce succès est le fruit d’un plaidoyer acharné auprès du pouvoir central. En convainquant Kinshasa de la nécessité de libérer ce potentiel pour le développement local, le gouverneur a transformé un verrou historique en un levier de croissance.
Le territoire de Bondo, et par extension celui de Poko, ne sont plus seulement des noms sur une carte forestière. Ils deviennent le cœur battant d’une ambition nouvelle. Cette portion de terre, autrefois sanctuaire exclusif, s’apprête à accueillir des investissements structurants qui pourraient changer radicalement le visage de la région.
La Société Minière du Bas-Uélé : l’instrument de la souveraineté
L’annonce n’est pas restée au stade des intentions. Lors d’un récent Conseil des ministres, le chef de l’exécutif provincial a frappé un second grand coup : la mise en service imminente de la Société Minière du Bas-Uélé (SMB-U).
Contrairement aux modèles d’exploitation sauvage ou purement extérieurs, la SMB-U se veut l’outil d’une exploitation rationnelle, encadrée et surtout bénéfique pour les populations locales. Elle aura pour mission de piloter l’extraction des ressources dans les territoires de Bondo et de Poko, garantissant que les dividendes de la terre servent d’abord à construire des routes, des écoles et des hôpitaux.
« Ce n’est plus un rêve lointain, c’est une réalité qui frappe à notre porte », confie un proche du gouvernorat. « Mike-David Mokeni a compris que le développement ne se décrète pas, il se bâtit sur des décisions courageuses. »
Une dimension humaine : l’espoir d’un peuple
Au-delà des chiffres et des arrêtés ministériels, c’est l’émotion qui domine dans les rues de Buta et de Bondo. Pour les habitants, cette nouvelle est synonyme de dignité retrouvée. La fin de l’enclavement économique semble enfin à portée de main. En transformant le sous-sol en moteur de développement, le gouverneur Mokeni répond à une attente sociale profonde : celle de voir la jeunesse locale trouver du travail sur ses propres terres, plutôt que de s’exiler vers des cieux incertains.
Certes, les défis restent nombreux, notamment en matière d’infrastructures de transport pour évacuer les futures productions. Mais le premier verrou, le plus solide, vient de sauter.
Conclusion : Une nouvelle ère
Le Bas-Uélé n’est plus une province de « seconde zone ». Par ce coup d’éclat, Mike-David Mokeni inscrit son action dans l’histoire. Il ne s’agit pas seulement d’extraire des minerais, mais de restaurer l’espoir d’une province qui dispose désormais de toutes les cartes pour devenir un pôle économique majeur en Afrique centrale. Le pari était historique, la réussite est totale. Le Bas-Uélé a rendez-vous avec son destin.
Aristote TALY

