À l’ouverture de la session ordinaire de septembre, Mateus Kanga Londimo a remis les deux dossiers routiers au centre du contrôle parlementaire. La commission ad hoc constituée à la fin de la session de mars est appelée à établir les faits sur les moyens annoncés et l’état des travaux, avant toute conclusion.
KISANGANI — Après les interrogations, place aux faits. Les routes d’Opala et d’Ubundu figurent parmi les dossiers sur lesquels l’Assemblée provinciale de la Tshopo entend faire la lumière au cours de la nouvelle session parlementaire.
Dans son discours d’ouverture de la session ordinaire de septembre, prononcé à Kisangani, le président de l’Assemblée provinciale, Mateus Kanga Londimo, a rappelé que ces deux axes avaient suscité de nombreuses interrogations, notamment au regard des moyens annoncés, de l’état des travaux et des attentes des populations concernées.
Une commission déjà mise en place
L’Assemblée provinciale n’entend pas repartir de zéro.
À la fin de la session de mars, une commission ad hoc avait été constituée avec pour mission d’investiguer, de recueillir les éléments nécessaires et d’éclairer aussi bien la plénière que la population sur les dossiers des routes d’Opala et d’Ubundu.
Mateus Kanga Londimo souhaite désormais que cette commission puisse mener son travail jusqu’au bout, avec une exigence clairement formulée : rigueur et indépendance.
Les conclusions attendues devront reposer sur des éléments vérifiés et non sur « des rumeurs, des impressions ou des prises de position prématurées », a insisté le président de l’Assemblée provinciale. Pour lui, la crédibilité de l’action parlementaire est également en jeu.
« Chaque dollar » devra pouvoir être retracé
Au cœur de cette démarche se trouve la question de l’utilisation des ressources publiques.
Mateus Kanga Londimo a posé un principe : tout financement mobilisé au bénéfice de la Tshopo doit pouvoir être retracé et se traduire concrètement dans les ouvrages ou les services auxquels il était destiné.
« Chaque dollar mobilisé au profit de notre province doit pouvoir être retracé et surtout se traduire par une réalisation qui améliore effectivement les conditions de vie de nos concitoyens. »
L’enjeu dépasse donc les seules routes d’Opala et d’Ubundu. Pour le président de l’Assemblée provinciale, il s’agit aussi de s’assurer que les deniers publics atteignent effectivement leur destination et produisent les résultats attendus par la population.
Ni condamnation anticipée, ni silence
L’Assemblée provinciale entend cependant éviter de tirer des conclusions avant la fin des investigations.
Lorsque le rapport de la commission sera soumis à la plénière, les députés devront l’examiner avant de décider des suites relevant de leurs prérogatives.
Des explications pourront être demandées. Certains aspects pourront être approfondis à travers les mécanismes de contrôle prévus par les textes. Et si des irrégularités venaient à être établies, les instances compétentes devront être saisies.
Mateus Kanga Londimo résume cette ligne en deux exigences : ne pas condamner avant d’avoir vérifié les faits, mais ne pas détourner non plus le regard lorsque l’intérêt public exige des réponses.
Avec cette nouvelle session, les dossiers routiers d’Opala et d’Ubundu entrent ainsi dans une phase décisive : celle de l’établissement des faits, de la traçabilité des fonds et des conclusions de la commission parlementaire.
Aristote TALY
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