Une première enveloppe de 120 millions USD, soit 30 millions par province, sera consacrée à des projets durables en Ituri, dans la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé. Le ministre de la Justice place la transparence, la traçabilité et l’équité au centre du processus.
Le processus entre dans une nouvelle étape. Guillaume Ngefa, ministre de la Justice et garde des Sceaux, a échangé, mercredi 30 septembre 2026, avec les députés nationaux et sénateurs du Caucus de la Grande Orientale autour de la mise en œuvre des réparations collectives destinées aux communautés de l’Ituri, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.

Au cœur des échanges : une première enveloppe de 120 millions de dollars américains, répartie à raison de 30 millions USD par province.
Ces ressources doivent financer des projets structurants dans plusieurs secteurs directement liés aux besoins des populations : santé, éducation, accès à l’eau potable, relèvement économique, mémoire et cohésion sociale.
Les élus appelés à accompagner le processus
En associant les parlementaires de la Grande Orientale, Guillaume Ngefa entend rapprocher la mise en œuvre de ces réparations des réalités vécues dans les quatre provinces concernées.
Le ministre a sollicité leur accompagnement pour garantir un processus transparent, équitable et proche des populations.
Les réparations collectives évolueront parallèlement aux indemnisations individuelles, avec une double orientation : répondre aux besoins des communautés tout en prenant en compte les droits des victimes.

« Notre responsabilité est de transformer cette victoire judiciaire en réalisations concrètes, durables et porteuses d’espoir pour les populations affectées », a déclaré Guillaume Ngefa.
Transparence, traçabilité et redevabilité
Au-delà des montants annoncés, le ministre de la Justice insiste sur les conditions dans lesquelles les fonds devront être utilisés.
En sa qualité d’autorité de tutelle, Guillaume Ngefa affirme qu’il veillera personnellement à la transparence, à la traçabilité des fonds et à la redevabilité durant l’ensemble du processus.
L’objectif affiché est clair : s’assurer que les ressources mobilisées bénéficient effectivement aux personnes et aux communautés auxquelles elles sont destinées.
Avec 120 millions USD pour cette première étape, l’Ituri, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé disposeront chacune d’une enveloppe de 30 millions USD. La prochaine séquence sera celle de leur traduction en projets durables dans les secteurs annoncés, sous le regard des élus désormais associés au processus.
Aristote TALY
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