À la clôture de la session ordinaire de mars 2026, le président de l’Assemblée provinciale invite le Gouvernement provincial, l’administration foncière et la justice à agir de manière concertée afin de restaurer l’ordre dans un secteur devenu l’une des principales sources de contentieux dans la province.
Kisangani. La question foncière s’est imposée comme l’un des principaux dossiers institutionnels abordés lors de la clôture de la session ordinaire de mars 2026 de l’Assemblée provinciale de la Tshopo. Devant les députés provinciaux, le président de l’organe délibérant, le Dr Mateus Kanga Londimo, a lancé un appel en faveur d’un assainissement durable de la gestion des terres, estimant que les dysfonctionnements persistants dans ce secteur continuent d’alimenter les conflits et de fragiliser la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
Dans son allocution de clôture, le président de l’Assemblée provinciale a souligné que la problématique foncière dépasse le simple cadre administratif. Selon lui, les litiges liés aux concessions, aux lotissements et à la gestion des domaines publics constituent aujourd’hui l’une des principales causes de tensions entre citoyens, administrations et différents acteurs impliqués dans la gestion des terres.
Face à cette situation, il a exhorté le Gouvernement provincial à engager des réformes durables destinées à restaurer l’ordre, renforcer la transparence et rétablir la confiance dans l’administration foncière.
Le Dr Mateus Kanga Londimo a également salué la décision prise par l’Exécutif provincial de suspendre le projet de lotissement de la Boucle de la Tshopo, un dossier qui a fait l’objet d’un examen approfondi par les députés provinciaux au cours de cette session parlementaire. Cette mesure intervient dans un contexte marqué par de nombreuses inquiétudes autour de l’avenir de cette zone, considérée par plusieurs organisations environnementales et acteurs locaux comme un espace stratégique pour l’équilibre écologique de Kisangani.
Au-delà de cette suspension, le président de l’Assemblée provinciale a plaidé pour un renforcement des mécanismes de contrôle ainsi qu’un assainissement en profondeur de l’administration foncière. Selon lui, seule une réforme rigoureuse permettra de mettre un terme aux pratiques qui entretiennent depuis plusieurs années les conflits récurrents autour de la gestion des terres dans la province.
S’adressant ensuite aux autorités judiciaires, il les a invitées à accompagner les efforts engagés par les institutions provinciales en garantissant une application impartiale de la loi dans les différents dossiers fonciers.
« L’Organe délibérant continuera de mettre sa main dans la pâte pour aider au rétablissement de l’ordre dans ce secteur et protéger les terres tshopolaises », a assuré Mateus Kanga Londimo.
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà entreprises par l’Assemblée provinciale sur les questions foncières. Au cours des derniers mois, le président de l’institution s’était notamment impliqué dans plusieurs dossiers liés aux conflits de propriété ainsi qu’au suivi de la situation de la Boucle de la Tshopo, réaffirmant à plusieurs reprises la nécessité de préserver les espaces relevant du domaine public et de faire respecter les textes en vigueur.
La session ordinaire de mars 2026 a permis à l’Assemblée provinciale d’examiner plusieurs dossiers majeurs relatifs à la gouvernance de la province. Parmi eux figuraient les questions liées à la gestion du patrimoine foncier, aux mécanismes de contrôle parlementaire ainsi qu’aux recommandations adressées au Gouvernement provincial dans le but d’améliorer la gouvernance publique. Selon le rapport présenté à la clôture des travaux, cette session a également été marquée par l’adoption de plusieurs textes et l’exercice des missions de contrôle parlementaire prévues par la loi.
En plaçant la réforme du secteur foncier parmi les priorités institutionnelles, l’Assemblée provinciale entend désormais poursuivre son rôle de contrôle afin d’accompagner les actions du Gouvernement provincial dans la restauration de l’ordre administratif et la protection durable des terres de la Tshopo. Les recommandations formulées à l’issue de cette session constituent ainsi l’une des principales orientations retenues avant l’ouverture de la prochaine session budgétaire, au cours de laquelle les élus provinciaux poursuivront l’examen des grands enjeux liés au développement de la province.
Aristote TALY

