À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, acteurs institutionnels, universitaires et représentants de la jeunesse se réunissent dans la Tshopo pour une réflexion citoyenne sur l’avenir du pays.
Kisangani, Tshopo. À quelques jours de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, une initiative citoyenne entend placer le débat public au cœur des commémorations. Le vendredi 26 juin 2026, la Dynamique Jean Bamanisa, en collaboration avec le Conseil provincial de la jeunesse de la Tshopo, organise une conférence-débat autour du thème : « 66 ans après l’indépendance : quelle conscience collective face aux défis actuels ? ».
Prévue de 14h00 à 16h00 au Restaurant Rafiki (ex-Fourchette), situé en face de la Banque centrale à Kisangani, cette rencontre se veut un espace de dialogue, de réflexion et de transmission entre différentes générations d’acteurs engagés dans la vie publique congolaise. Selon les organisateurs, l’objectif est d’amener les participants à revisiter le parcours du pays depuis son accession à la souveraineté nationale le 30 juin 1960, tout en questionnant les responsabilités collectives face aux défis contemporains.
Un anniversaire historique sous le signe de la réflexion
L’année 2026 marque le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la RDC, obtenue le 30 juin 1960 après plusieurs décennies de colonisation belge. Cette date demeure l’un des moments fondateurs de l’histoire nationale, symbolisant l’accession du peuple congolais à l’autodétermination et à la gestion de son destin politique.
Soixante-six ans plus tard, la question de l’héritage de cette indépendance continue d’alimenter les débats. Développement économique, gouvernance, cohésion sociale, participation citoyenne, rôle de la jeunesse ou encore préservation de l’unité nationale figurent parmi les sujets qui traversent régulièrement les discussions publiques dans le pays.
C’est dans ce contexte que les organisateurs ont choisi d’orienter les échanges vers la notion de conscience collective, estimant que les défis actuels nécessitent autant une mobilisation citoyenne qu’une réflexion sur les responsabilités individuelles et institutionnelles.
Six intervenants aux profils complémentaires
Pour nourrir les échanges, six personnalités issues d’horizons différents ont été invitées à prendre la parole.
Parmi elles figure Mateus Kanga, président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, dont la présence apporte une dimension institutionnelle au débat.
La jeunesse sera représentée par Grace Komba, présidente du Conseil provincial de la jeunesse de la Tshopo, structure engagée dans la promotion de la participation citoyenne des jeunes dans la province.
Le monde académique sera également présent à travers le professeur Jean-Pierre Lifoli, professeur ordinaire à l’Université de Kisangani (UNIKIS), appelé à apporter un éclairage scientifique et historique sur les enjeux abordés.
La communication institutionnelle sera représentée par Michel Lumumba, porte-parole du gouverneur de province.
Aux côtés de ces intervenants prendront également part aux échanges Bernard Likunde ainsi que Weber Batoa, présenté comme ancien ministre de l’ex-Province Orientale.
La diversité de ces profils traduit la volonté des organisateurs de croiser les expériences politiques, universitaires, institutionnelles et citoyennes afin d’enrichir le débat public.
La jeunesse au centre des préoccupations
La tenue de cette conférence sous l’impulsion du Conseil provincial de la jeunesse de la Tshopo n’est pas anodine. Dans une province où les jeunes représentent une part importante de la population, les questions liées à leur participation dans la vie publique occupent une place croissante dans les initiatives citoyennes.
Ces dernières années, plusieurs activités de sensibilisation, de formation et de dialogue ont été organisées dans la province autour de la gouvernance, du leadership et de l’engagement civique des jeunes.
À travers cette conférence, les organisateurs semblent vouloir inscrire la commémoration de l’indépendance dans une démarche tournée vers l’avenir, en donnant une place particulière à la réflexion sur le rôle des nouvelles générations dans la construction du pays.
Un rendez-vous ouvert au public
L’accès à la conférence est annoncé comme libre et gratuit, sous réserve de réservation préalable. Les participants sont invités à se présenter en tenue de ville, dans un format qui privilégie les échanges directs entre intervenants et public.
Au-delà des interventions prévues, cette rencontre entend créer un espace de dialogue autour d’une question qui traverse l’histoire congolaise depuis plusieurs décennies : comment transformer l’idéal porté par l’indépendance en une dynamique collective capable de répondre aux défis du présent ?
Un moment de mémoire et de projection
À l’approche du 30 juin, alors que la RDC s’apprête à célébrer une nouvelle année de son indépendance, cette conférence-débat de Kisangani s’inscrit dans la tradition des initiatives qui associent devoir de mémoire et réflexion citoyenne.
Pendant deux heures, responsables politiques, universitaires, représentants de la jeunesse et citoyens seront appelés à partager leurs analyses autour d’un thème qui résonne particulièrement dans le contexte actuel : la capacité d’une nation à construire son avenir repose aussi sur la conscience collective de ses responsabilités.
Le rendez-vous est fixé au 26 juin 2026, à Kisangani, pour une réflexion qui se veut avant tout un exercice de dialogue autour du parcours du Congo, de son histoire et des défis qui continuent de façonner son avenir.
Aristote TALY

