Dans les travées silencieuses des bibliothèques de Buta, là où le savoir s’est longtemps forgé à la seule force de la volonté, un nouveau souffle vient de s’engouffrer. Ce lundi 4 mai 2026 marquera sans doute un tournant dans l’histoire académique de la province du Bas-Uélé. Sous l’impulsion visionnaire de l’honorable sénatrice Carole Agito Amela, le Groupe Agito Forever DRC a lancé son « University Tour ». Plus qu’une simple tournée technique, c’est une véritable profession de foi en l’excellence congolaise qui s’est déployée entre les murs de l’ISTM et de l’UNIBAS.
Le numérique comme levier de souveraineté intellectuelle
L’enclavement n’est plus seulement géographique ; il est, au XXIe siècle, numérique. Pour la sénatrice Carole Agito Amela, rompre l’isolement de la jeunesse estudiantine de Buta n’était pas une option, mais un impératif de développement. En dotant les institutions d’enseignement supérieur de kits Starlink, elle ne livre pas seulement du matériel de pointe ; elle offre une fenêtre ouverte sur le monde, transformant chaque salle de classe en un carrefour de données mondiales.
La délégation, conduite avec une rigueur managériale par Gustave Ekambu La-Longo, directeur général du Groupe Agito Forever DRC, a entamé ce périple avec une obsession : l’efficacité. Car ici, la technologie n’est pas un gadget de prestige, mais un outil de travail vital pour le corps professoral et les étudiants.

De la confrontation du terrain à la réussite opérationnelle
L’exercice de ce lundi a révélé deux réalités contrastées, traitées avec une transparence qui honore la démarche du Groupe.

À l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM/Buta), le face-à-face avec le directeur général Faustin Masikini Ewale a mis en lumière les exigences de la haute technologie. Des contraintes techniques subsistent, entravant la pleine mesure de la connectivité. Loin de se contenter d’un constat passif, la direction du Groupe Agito Forever a immédiatement envisagé des solutions correctives. C’est là que réside la force du storytelling de cette organisation : une promesse qui ne recule devant aucun obstacle logistique.
À l’Université du Bas-Uélé (UNIBAS), le récit change d’échelle. Sous le regard approbateur du recteur, le professeur Célestin Bela, le constat est sans appel : le signal est là, puissant et stable. L’enthousiasme des étudiants, palpable dans les couloirs, témoigne d’un basculement d’ère. La recherche académique, autrefois entravée par la rareté des ouvrages physiques, se déploie désormais à la vitesse de la lumière.

Une stratégie multisectorielle : bâtir l’écosystème de demain
C’est ici que le « University Tour » dépasse le cadre du simple don technologique pour devenir une œuvre structurante. Les échanges entre Gustave Ekambu La-Longo et les autorités académiques ont jeté les bases de partenariats multisectoriels futurs.
L’analyse stratégique de ce projet suggère une vision à long terme :
- L’hybridation du savoir : allier la rigueur académique locale aux ressources illimitées du web mondial.
- La fixation des talents : offrir aux jeunes du Bas-Uélé les mêmes outils qu’à Kinshasa ou Paris afin d’éviter l’exode intellectuel.
- Le développement provincial : faire des universités des pôles de solutions numériques pour les défis locaux (santé, agriculture, gestion).
« La technologie sans vision n’est qu’un accessoire. Mais la technologie au service de l’éducation, portée par une volonté politique forte, est le moteur d’une révolution silencieuse », pourrait-on dire en observant l’impact de l’engagement de la sénatrice.
Conclusion : l’héritage en marche
En exprimant leur profonde gratitude envers l’honorable sénatrice Carole Agito Amela, les responsables de l’ISTM et de l’UNIBAS n’ont pas seulement salué une mécène. Ils ont reconnu une bâtisseuse.
Le « University Tour » n’est pas qu’une étape technique dans le calendrier du Groupe Agito Forever DRC. C’est un message adressé à toute la nation : le développement de la République démocratique du Congo passera par ses provinces, par ses universités et par sa capacité à dompter le futur numérique.
À Buta, les écrans s’allument, les esprits s’éveillent, et le Bas-Uélé n’est plus à la périphérie du monde. Il en devient, par le savoir, l’un des centres névralgiques.
Aristote TALY

