Alors que la rumeur d’un abandon des chantiers enflammait la toile congolaise, l’exécutif de la province de la Tshopo a frappé du poing sur la table. Par la voix de son porte-parole, Me Michel Lumumba Byambe Lungange, l’administration du gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a démonté, une à une, les fausses informations concernant l’axe stratégique de la commune de Kabondo. Entre impératifs climatiques et rigueur technique, décryptage d’une mise au point qui remet le développement, le vrai, au centre du débat.
Au cœur de Kisangani, vibrante capitale de la Tshopo, le pouls de la cité bat au rythme de ses grandes avenues. L’amélioration de la voirie urbaine y constitue une attente viscérale pour une population en quête de modernité et de fluidité. Pourtant, ces derniers jours, une vague d’inquiétude, largement amplifiée par la caisse de résonance des réseaux sociaux, laissait entendre que les travaux cruciaux d’assainissement prévus entre la 18e et la 22e avenue de la commune de Kabondo avaient été abandonnés.
Face à ce qui s’apparentait à une véritable campagne de désinformation, susceptible d’éroder la confiance publique, le gouvernorat provincial a choisi l’arme la plus redoutable : la transparence factuelle. Me Michel Lumumba Byambe Lungange, porte-parole du gouverneur, est monté au créneau pour rétablir la vérité avec une précision chirurgicale, balayant d’un revers de main le spectre de l’inaction.
Les stigmates du climat, non de la négligence
Dans une région soumise aux caprices hydrologiques intenses du bassin du Congo, la construction d’infrastructures durables relève autant du défi d’ingénierie que de la maîtrise du temps. « Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, ces travaux ne sont nullement abandonnés », a martelé d’emblée le porte-parole.
Si une pause a pu être observée par les riverains, elle ne résulte ni d’une capitulation ni d’une défaillance. Elle procède d’une réorganisation technique devenue impérative. Les ingénieurs ont dû adapter leurs méthodes d’exécution face aux aléas du terrain et aux conditions climatiques actuelles, marquées par une forte humidité fragilisant les sols. Poursuivre sans ajustement aurait compromis la pérennité de l’ouvrage. Cet ajustement tactique constitue donc une garantie : celle d’une réalisation rigoureuse, strictement conforme aux normes de qualité requises.
La preuve par la matière : limonite et moellons en première ligne

Pour faire taire les sceptiques, le gouvernement provincial invite simplement à constater les faits sur le terrain. Les actes, bien plus éloquents que les polémiques virtuelles, se mesurent en tonnes de matériaux déjà entreposés sur le site. L’entreprise adjudicataire a sécurisé l’essentiel de sa chaîne logistique, acheminant notamment de la limonite — idéale pour la stabilisation des sols tropicaux — ainsi que des moellons massifs destinés à l’aménagement durable du tronçon.
La présence tangible de ces matériaux atteste de l’effectivité et de l’irréversibilité de l’intervention. Loin d’un simple replâtrage de façade, il s’agit d’un traitement en profondeur de l’artère de Kabondo. Il n’y a donc, précise Me Lumumba, « aucun motif de conclure à un abandon, encore moins à un manque de volonté politique ».
L’engagement inébranlable du gouverneur Lendongolia
L’exécutif de la Tshopo refuse de voir sa vision de « Boyoma la Belle » compromise par la rumeur. « Le gouverneur de province, Son Excellence Paulin Lendongolia Lebabonga, reste pleinement engagé dans l’amélioration des infrastructures urbaines », a souligné le porte-parole, rappelant que la réhabilitation des voiries constitue l’un des piliers de l’action provinciale.
Ce n’est désormais plus qu’une question de jours avant la reprise effective du ballet des engins lourds. La poursuite et la finalisation des travaux sont officiellement prévues au cours de la semaine prochaine. Afin d’écarter toute approximation, le chef de l’exécutif provincial a d’ores et déjà instauré un mécanisme de suivi rigoureux, garantissant le strict respect du cahier des charges.
Un appel au sursaut citoyen et au discernement
En conclusion de cet exercice de clarification, Me Michel Lumumba a adressé un message empreint de responsabilité et d’apaisement à ses concitoyens. À l’heure où l’immédiateté d’Internet brouille souvent la frontière entre information vérifiée et désinformation, il a exhorté les Boyomais à faire preuve de discernement.
« J’invite toute la population au calme, mais surtout à faire preuve de discernement face aux informations non vérifiées, afin d’accompagner, avec responsabilité, les efforts engagés pour le développement de notre ville », a-t-il conclu avec force.
Une manière élégante et percutante de rappeler que la construction d’une province forte ne s’accommode ni de la précipitation ni de la rumeur. Elle exige une unité de vision, de la patience face à la complexité des travaux publics et un partenariat indéfectible entre un État qui agit et des citoyens engagés. À Kisangani, les actes sont en marche, et l’heure est résolument au développement, loin du brouhaha numérique.
Rédaction

