Pour la première fois de son histoire, la ville de Buta s’apprête à devenir l’épicentre du football régional. À l’aube du coup d’envoi du championnat de la LIFPO, l’effervescence gagne les rues du chef-lieu du Bas-Uélé. Entre logistique de pointe, ferveur populaire et enjeux sportifs majeurs, le vice-président Toto Mulowe Rubi a scellé le rendez-vous : le jeudi 23 avril 2026, le stade Tata Mozikatebe entrera dans la légende.
Le réveil d’un géant endormi
Il est des moments qui marquent le destin d’une province. Pour le Bas-Uélé, ce moment porte un nom : le championnat de la Ligue de football de la Province Orientale (LIFPO). Longtemps restée en marge des grands circuits sportifs nationaux, la ville de Buta s’apprête à briser son isolement de la plus belle des manières : par la célébration du talent, de la jeunesse et de la fraternité sportive.
L’enjeu est colossal. Quatorze clubs, venus des quatre coins de l’espace « Grande Orientale », ont jeté leur dévolu sur cette terre hospitalière pour se disputer le trône régional. Ce n’est plus seulement un tournoi ; c’est un sommet diplomatique du ballon rond.
Un ballet logistique sous haute tension
Sur le terrain, la machine organisationnelle tourne à plein régime. Huit délégations ont déjà pris possession de leurs quartiers, transformant Buta en un véritable village olympique. On y croise les représentants du Haut-Uélé, les fiers ambassadeurs de l’Ituri et, bien sûr, les locaux du Bas-Uélé, déjà prêts à défendre leurs couleurs.
L’attente se cristallise désormais sur l’arrivée imminente des clubs de la Tshopo et des derniers contingents attendus dans les prochaines heures. Pour Toto Mulowe Rubi, vice-président de la LIFPO et chef d’orchestre de cet événement, l’heure est à la précision chirurgicale. Présent sur les lieux pour superviser les derniers détails, il affiche une sérénité à toute épreuve :
« Toutes les dispositions — qu’elles soient logistiques, techniques ou sécuritaires — sont en phase de finalisation. Nous ne laissons rien au hasard afin d’offrir aux athlètes et aux spectateurs une expérience à la hauteur de leurs attentes. »
Le stade Tata Mozikatebe, théâtre de l’histoire
Le verdict est tombé, officiel et irrévocable : c’est le jeudi 23 avril 2026 que résonnera le premier coup de sifflet au stade Tata Mozikatebe. Une date gravée dans le marbre pour une compétition qui promet d’être électrique.
Mais au-delà de la pelouse, c’est tout un peuple qui est appelé à jouer le rôle de « douzième homme ». Toto Mulowe a lancé un appel vibrant à la population locale, l’exhortant à transformer cette compétition en un véritable festival d’hospitalité. Dans cette région où le football est une religion, l’accueil réservé aux visiteurs sera le premier indicateur de la réussite du tournoi.
Une vision politique au service du sport
Cette « première » à Buta n’est pas le fruit du hasard. Elle est le reflet d’une volonté politique affirmée, portée par le gouverneur de province, Mike-David Mokeni Amisi. En faisant du sport un levier de rayonnement pour le Bas-Uélé, les autorités provinciales et la LIFPO envoient un message fort au reste du pays : la Grande Orientale est unie, dynamique et prête à relever les défis de l’excellence.
Alors que le soleil se couche sur les rives de l’Uélé, l’ombre du stade Tata Mozikatebe s’allonge, comme pour annoncer l’immensité de l’événement à venir. À Buta, on ne se contente plus de rêver de football : on s’apprête à le vivre, intensément.
Aristote TALY
