KISANGANI – Dans une atmosphère empreinte de solennité et d’une ferveur politique palpable, l’Assemblée provinciale de la Tshopo a vécu, ce mardi 21 avril 2026, un moment charnière de sa législature. Marquant la fin d’un chapitre exécutif pour certains et l’ouverture d’une nouvelle ère de contrôle parlementaire pour d’autres, la plénière a consacré la réintégration de plusieurs députés-ministres. Parmi eux, une figure s’est imposée par la force de son verbe et la clarté de sa vision : l’honorable Senold Tandia Akomboyo.
Le retour de l’enfant du pays : de l’action à la délibération
Le siège de l’Assemblée provinciale n’avait pas connu une telle effervescence depuis longtemps. Après plus d’une année passée au sein du gouvernement provincial — où il a piloté avec une rigueur saluée les dossiers complexes du Plan, du Budget et de l’Économie — Senold Tandia Akomboyo a retrouvé son siège d’élu de la circonscription de Kisangani.
Il ne s’agissait pas d’un simple retour administratif, mais de véritables retrouvailles. « Je me sens tellement heureux, car cela faisait longtemps. Plus d’une année nous avait privés du plaisir d’être ensemble avec vous », a-t-il lancé d’emblée, la voix empreinte d’une émotion contenue mais sincère, captivant aussitôt une audience suspendue à ses lèvres.
La stabilité n’est pas un « chèque en blanc »
L’essentiel du discours de l’honorable Tandia s’est articulé autour d’un concept souvent galvaudé dans les arcanes du pouvoir : la stabilité institutionnelle. Avec une finesse politique remarquable, il a tenu à dissiper toute ambiguïté quant à la nature de la collaboration entre l’Assemblée et l’Exécutif.
Pour lui, soutenir la stabilité ne signifie nullement renoncer à sa mission de contrôle.
« La stabilité des institutions ne doit pas être mal comprise, et moins encore constituer un blanc-seing à l’exécutif provincial. »
Dans une Tshopo en quête de repères et de décollage économique, Senold Tandia Akomboyo définit la stabilité comme la « cheville ouvrière » du développement : un socle de confiance indispensable, non pour le confort des dirigeants, mais pour la réussite des grands projets attendus par la population.
« La paix est un comportement » : le plaidoyer pour une collaboration saine
Invoquant l’héritage de la sagesse africaine, le député a rappelé cette maxime célèbre : « La paix n’est pas un mot, mais un comportement. » À travers cette citation, il appelle à une mutation profonde des mœurs politiques locales.
L’honorable a fustigé ceux qui perçoivent le dialogue entre les institutions comme une faiblesse ou, pire, une « capitulation ». Pour ce technocrate rompu aux réalités du terrain, la synergie entre les élus et le gouvernement provincial constitue une « exigence des grandes responsabilités » : un véritable pacte de performance entre l’élite et le peuple.
Un leadership sous le signe de la vertu
Senold Tandia n’a pas manqué de souligner que la mission de l’élite provinciale est avant tout d’imprimer « l’excellence et la vertu au service de notre peuple », rappel à l’ordre moral qui résonne comme un programme politique pour la suite de la session.
La foi en l’avenir : le bâtisseur et la grâce divine
Le moment le plus poignant de son intervention fut sans doute son recours à la spiritualité, dimension indissociable de la vie publique congolaise. Citant le Psaume 127:1, « Si l’Éternel ne bâtit pas la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain », il a placé son mandat et l’avenir de la province sous la protection divine.
En implorant la grâce et la bénédiction sur la République et sur la Tshopo, Senold Tandia Akomboyo ne s’est pas seulement adressé à ses collègues, mais à toute une population en attente de résultats concrets.
Ce 21 avril 2026 restera gravé comme le jour où Kisangani a retrouvé son porte-voix. Avec le retour de figures de cette stature, l’Assemblée provinciale de la Tshopo se dote d’un nouvel élan. L’heure n’est plus aux querelles de clocher, mais à la construction d’un édifice provincial solide, porté par des femmes et des hommes dont l’engagement se résume en une phrase : « Rien que les intérêts de notre population. »
Par Aristote TALY
